L'anthropologie de Hobbes

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Les vendredis de la philosophie
par François Noudelmann
le vendredi de 10h à 11h
  Vendredis de la philosophie (les)



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émission du vendredi 15 février 2008
Les passions de Hobbes

 

  Par François Noudelmann
Réalisation: Clotilde Pivin

"La nature a pourvu les hommes de remarquables verres grossissants qui sont leurs passions et leur amour d'eux-mêmes" écrit Hobbes, au XVIIe siècle, dans le Léviathan. Si les actions humaines sont gouvernées par l'instinct de survie et la satisfaction des intérêts, elles sont toutefois perturbées par les passions. Ces loupes déformantes trompent les humains qui ne voient plus ce qui leur est profitable et courent après des puissances chimériques.
Face à l'empire des passions, la raison n'est pas suffisamment efficace car le désir de puissance, jamais comblé, fait miroiter aux sujets un fantasme d'avenir. Ainsi de la gloire et de ses excès, la rage ou la fureur : elle pousse à la surenchère et au conflit destructeur. Le diagnostic vaut pour chaque individu et pour les nations, hier comme aujourd'hui. Quels sont les remèdes proposés par le philosophe anglais?

  Invités

 
Luc Foisneau.  chargé de recherche à l'EHESS

 
Jean-Pierre Marcos.  maître de conférences à l'université de Paris 8

 
Dominique Weber.  professeur de Première supérieure au lycée de Vanves
 
     
 
           
des livres à découvrir
 

 
 

 
édition de Luc Foisneau et Denis Thouard
Kant et Hobbes : de la violence à la politique
Vrin - 2005
 

La philosophie de Kant repose, dans sa structure juridico-politique, sur l'édifice théorique de la philosophie de Hobbes, dont elle prétend pourtant être l'antithèse et l'antidote par son insistance sur la liberté et l'émancipation. Qu'il s'agisse de la discipline imposée aux citoyens, de l'arbitrage qui dénoue les conflits civils et scientifiques, ou du dépassement de l'état de violence originel, le Léviathan contribue paradoxalement à l'édification d'une philosophie critique. Le jugement du souverain chez Hobbes et le tribunal de la raison chez Kant reposent, dans leur ordre respectif, sur une commune conviction: l'apaisement des conflits ne peut provenir que d'une procédure d'arbitrage. Les études réunies ici interrogent de façon nouvelle, en associant les perspectives de spécialistes britanniques, allemands et français, les conditions politiques de la pensée de Kant, à partir de l'examen des concepts fondamentaux - autorité, discipline, moralité, république, citoyenneté, etc. - autour desquels se noue le dialogue avec la pensée de Hobbes.

-4ème de couverture-

 

 
Luc Foisneau
Hobbes et la toute-puissance de Dieu
PUF - 2000
 


 
 

 
Dirigé par Jean-Pierre Marcos
La lettre et le lieu : présence du modèle et action de la structure en psychanalyse (Freud et Lacan)
Kimé - 2005
 

Que la psychanalyse s'avère un art du singulier ne la dispense pas d'élaborer et de développer un savoir de et sur sa pratique. A ce titre, la psychanalyse est aussi une aventure théorique pour celles et ceux qui s'y trouvent, peu ou prou, engagés.

Mais, l'ambition de proposer une intelligence du psychisme inconscient se heurte aux problèmes épistémologiques communs à toute constitution par une discipline de savoir de ses objets, au nombre desquels figure en bonne place, la question de la modélisation du phénomène observé.

Or, de Freud à Lacan se dessine une perspective topique chez l'un et topologique chez l'autre pour laquelle l'extension devient la référence déterminante du psychisme.

Cet ouvrage s'organise donc autour de la question du lieu psychique, de la localisation de la lettre ou du signifiant en interrogeant les différents modèles convoqués ainsi que la catégorie elle-même de modélisation, du point de vue précisément d'une présentation spatiale du lieu psychique.

Cette problématique se trouve ici déployée à plusieurs voix. Pluralité à laquelle il revient, peut-être, le mérite de compliquer la question plutôt que de prétendre la régler.
-4ème de couverture-

 
 

 
Dominique Weber
Hobbes et l'histoire du salut : ce que le Christ fait à Léviathan
PUPS - 2007
 

Cet ouvrage se penche sur la conceptualisation hobbesienne des temps du salut chrétien et sur les matériaux qui ont servi à l'élaboration de son oeuvre philosophique.

 
 

 
Dominique Weber
Hobbes et le désir des fous : rationalité, prévision et politique
PUPS - 2008
 

Selon Thomas Hobbes, l'homme est fondamentalement un être de désir. Cela veut dire qu'il est un champ de forces variables, traversé de puissances pouvant s'affronter durement et provoquer de graves délitements des dimensions temporelles. Il s'agit dès lors, dans la composition des puissances humaines, de parvenir à l'équilibre qui soit le meilleur possible. Mais cela implique aussi toujours que le déséquilibre puisse l'emporter : lorsque l'homme ne parvient pas, ou plus, à organiser une gestion rationnelle de ses puissances dans le temps, l'emprise d'une passion particulière et exclusive le faisant sombrer alors dans la folie. Pour Hobbes, le «séisme» de la folie n'ouvre certes aucun accès au sujet pour découvrir une vérité sur lui-même ; c'est toutefois le déséquilibre, et lui seul, qui fournit la lumière adéquate permettant de comprendre comment peuvent se réaliser les conditions de l'équilibre. À ce titre, la folie est alors peut-être le centre véritable de l'anthropologie hobbesienne. Le reconnaître doit conduire à lire à nouveaux frais les principes directeurs de la philosophie politique du «Monstre de Malmesbury», notamment en ce qui concerne la docilité attendue des hommes, docilité entendue au double sens de la capacité à apprendre et de la capacité à obéir à la loi.
-4ème de couverture-



voir aussi
Arendt : signification de la philosophie de Hobbes
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Publié dans La philosophie en vie

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