Tous les documents de François Fédier

Publié le par Ritoyenne






1/  Interview vidéo : Entretiens avec F.Fédier sur Heidegger et la métaphysique

2/  La rencontre TV Faye / Fédier à propos du cas Heidegger (et du livre de Faye)

3/  A propos de Jean Beaufret (conférence vidéo)
Hommage à Jean Beaufret, par François Fédier, pour le bi-centenaire du lycée Condorcet. (11/05/2004)
François Fédier est philosophe et ami du regretté Jean Beaufret. (Superbe)
François Fédier - à propos de Jean Beaufret (première partie)
François Fédier - à propos de Jean Beaufret (deuxième partie)

4/ Jean Beaufret ou la philosophie en personne

5/ « Lettre au professeur H.Ott »
Beaufret et le négationniste Faurisson (par F.Fédier) 
Défense du philosophe ami de Heidegger, après le soutien qu'il apporta à l'un de ses anciens élèves devenu historien négationniste.

6/
Dasein et fantasia : existence & espace imaginaire.
Extrait d'un cours de M.Fédier sur la philosophie de Heidegger.
Disponible ici !

7/
Heidegger, une philosophie de l'amitié.
Après la polémique, l'amitié : F.Fédier entreprend de décrire la structure originellement amicale de l'existence humaine - la "
voix de l'ami", comme on peut lire dans Etre et temps, que chacun entend toujours résonner en soi-même. "En Russie" 

8/  Entretiens avec S.Zagdansky et B.Sichère "
autour de Heidegger" sur le site Paroles des jours.

9/ Un cours sur Nietzsche :
Ecce Homo : Nietzsche commenté par F.Fédier

10/ Portraits de Jean Beaufret et Heidegger (avec F.Fédier)



LE CAS HEIDEGGER PAR F.FEDIER :


 Heidegger nazi? par Fédier et S.Zagdansky (vidéo)
 et le livre Entendre Heidegger et autres exercices d'écoute (vidéo)

Arendt muse de Heidegger ? (Conférence : David, Vézin, Fédier)

Comment F.Fédier est revenu de ses préjugés contre Heidegger
"L'irréprochable": "Dans le milieu intellectuel du début des années cinquante circulait déjà autour de Heidegger un bel ensemble de calomnies; j’en étais naturellement imbu, au point de nourrir à mon tour les soupçons les plus insidieux à son égard, ceux qui n’ont même plus besoin d’être formulés pour que s’entretienne une robuste antipathie."

Les Ecrits politiques de Heidegger par F.Fédier ("Le scandale Heidegger" suivi d'un entretien au Magazine littéraire)

Heidegger contre le racisme par F.Fédier ("Fumée sans feu?" suivi d'une allocution)

Mécanique de la diffamation
Un texte de François Fédier : mécanique de la diffamation.

 

Publié dans La philosophie en vie

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bel 29/09/2007 01:48

Monsieur,  dit   « Ritoyenne »          Je pensais que la fréquentation d’Heidegger vous aurait conduit à avoir une attitude plus courtoise, mais Heidegger doit avoir les amis qu’il mérite. Je vois que la courtoisie n’est pas votre fort. Il faut donc faire avec ce qu’on a. Ceci dit, ce n’est pas moi qui compte mais la vérité. Nous savons que nous sommes en présence de la vérité lorsqu’il y a concordance entre ce que nous disons et ce que nous pouvons constater en utilisant différentes sources (expérience propre, expérimentation, cohérence logique, implications croisées, témoignages dignes de foi, etc.). Je n’ai aucun intérêt personnel à défendre telle thèse ou telle autre. J’ai toujours été animé par un seul désir : la quête du vrai car je ne vois aucune justification à l’acquisition de la connaissance de l’être par d’autres voies telles que l’illusion, le mensonge ou la tromperie. Je me méfie de l’erreur, c’est la raison pour laquelle j’ai fréquemment recours à des recoupements qui me remettraient sur les rails au cas où je m’égarerais. Et nul n’est à l’abri d’une errance surtout lorsque pour découvrir la vérité structurellement invisible on est contraint d’avoir recours à l’induction Toute induction est une thèse qui conduit sur une piste à explorer. Elle peut se révéler fructueuse ou non. Si elle ne l’est pas, il faut en changer jusqu’à ce qu’on ait trouvé la bonne piste.          Contrairement à François Fédier j’ai commencé à lire Heidegger sans avoir la moindre prévention de quelque nature qu’elle soit. J’ai commencé à le lire comme on lit tout philosophe en m’efforçant de comprendre son dit. Or, très vite je me suis rendu compte que le « dit » d’Heidegger n’était qu’une amorce de dit. Le dit véritable n’était pas dit. Le dit était en suspens, sans cesse remis à une expression ultérieure, continuellement reporté aux calendes grecques. D’abord j’ai voulu croire à un faisceau de difficultés dû à la nature de l’objet traité : « l’être », le « Dasein » puis, chemin faisant, je suis tombé sur des formulations qui m’ont montré que si l’objet mental visé n’était pas dit, ce n’était pas à cause de sa difficulté d’appréhension mais parce que Martin Heidegger en avait décidé ainsi.           Je donnerai deux exemples, l’un tiré de son cours sur Schelling, l’autre de son cours sur l’Eternel retour de Nietzsche. Que dit-il à la fin des ses leçons sur Schelling ? : « Ce qui constitue la caractéristique de l’héroïsme, c’est la connaissance la plus lucide de l’unicité du Dasein qui est assumé, la résolution de conduire ce Dasein à son point culminant, enfin et surtout la faculté de se taire : ne jamais dire ce que la volonté sait et ce qu’elle veut véritablement » (NRF p.270-271). Pourquoi un philosophe devrait-il se taire ? Pourquoi ne devrait-il pas dire ce qu’il sait  et ce qu’il veut ? Cette formulation m’est apparue d’autant plus inquiétante qu’elle était assortie de propos inhabituels sur le Bien et le Mal, sur l’homme et sur Dieu tels que : « Le bien est le mal » (p.271 et 304),   « L’homme est dieu » (p.291). Je relus plusieurs fois les passages concernés, je repris la structure de l’ouvrage pour bien me remémorer la progression des idées et je dus me rendre à l’évidence : Heidegger n’était de toute évidence pas un philosophe. Sa position flirtait avec celle de l’Anti-Christ de Nietzsche dont il avait déjà parlé dans le cours de 1929 sur les Concepts fondamentaux de la métaphysique, privilégiant dans toute l’œuvre de Nietzsche le statut de « Dionysos contre le crucifié ». (NRF, p.117). En lisant les cours sur Nietzsche qu’il tint de 1936 à 1944, cours ponctués par la conférence de 1953 intitulée « Qui est le Zarathoustra de Nietzsche ? conférence dans laquelle  le slogan de 1929 est repris et pleinement assumé, je ne fus pas long à comprendre. Heidegger avait épousé la cause de Nietzsche, ce qu’il confirme dans l’édition de ses cours sur Nietzsche en 1961 (Préface, NRF p.9-10). Cette cause était claire, c’était celle de Dionysos combattant le crucifié, c’est-à-dire, comme je l’avais pressenti,  celle de l’Anti-Christ nietzschéen.           De 1915, premier moment où il manifesta son intérêt pour le point de vue de Nietzsche en privilégiant l’attitude de « l’instinct qui fait de la philosophie »   (essai sur Duns Scot, NRF, p. 27) jusqu’à la publication des cours sur Nietzsche, il avait attendu 46 ans pour nous dire le fond de sa pensée. Quelle pouvait être la raison de ce taire si longtemps prolongé, un taire plus long encore si on se fie à la date de 1911 qu’il indique dans sa lettre à Jaspers du 5 juillet 1949 et dans sa conférence sur « Qui est le Zarathoustra de Nietzsche ? » Un taire d’un demi siècle. (1911-1961). Rien ne justifie philosophiquement un tel silence relatif au dire d’une prise de position, si longtemps différé. Quelle était la signification véritable de ce « taire » ? Heidegger avait-il quelque chose à cacher pour s’obliger à se taire aussi longtemps ? Toutes les suppositions étaient dès lors permises.                  Le cours sur l’Eternel retour du même se terminait comme celui sur Schelling, l’année précédente, par une insistance sur le taire : « Le dire conceptuel le plus élevé consiste à ne pas simplement taire dans le dire ce qui est proprement à dire, mais à le dire de telle sorte qu’il soit nommé dans le non-dire : le dire de la pensée est un taire explicite ». (Nietzsche I, NRF p.365). Etrange comportement de la part d’un philosophe. Mais la chose ne s’arrêtait pas là. Dans le cours sur La phénoménologie de l’Esprit de Hegel en 1930, il disait déjà à ses étudiants: « Il ne peut y avoir qu’un seul véritable signe que vous ayez compris quelque chose à cet essentiel inexprimé qui a été ici constamment traité : c’est qu’en vous se soit éveillée une volonté de satisfaire à l’œuvre en ses requêtes les plus internes- chacun pour sa part, chacun selon ses forces et ses mesures ». (NRF, p.228). De quelle œuvre s’agissait-il?          Le sens de cette œuvre sera exprimé en 1935 à la fin du cours sur l’Introduction à la métaphysique, mais de manière encore bien énigmatique : « Être et temps, dira-t-il désigne, non pas un livre, mais ce qui est proposé comme tâche. Il faut entendre par là : Cela que nous ne savons pas ou que, si nous le savons authentiquement, c’est à dire comme tâche proposée, nous ne savons jamais que sur le mode du questionner ». (NRF, p. 209). Comment entendre ces propos ? D’autres auraient dit ce « jargon » . Fort heureusement le sens de la tâche nous était, cette fois, donné dans le contenu du cours (P. 202) : « Ce qui est mis sur le marché aujourd’hui comme philosophie du national socialisme n’a rien à voir avec la vérité interne et la grandeur de ce mouvement ». Il y a de quoi être interloqué. Qu’un philosophe puisse se permettre de prononcer de telles paroles  prouve qu’il a abandonné le terrain de la philosophie pour celui du nazisme ; qu’il ne critique pas ce mouvement mais se contente d’en condamner certaines dérives – non pas les camps de concentration et d’extermination mais seulement une dérive littéraire « Ce qui est mis sur le marché aujourd’hui comme philosophie du national socialisme n’a rien à voir avec la vérité interne et la grandeur de ce mouvement ». Quelle est donc la grandeur de ce mouvement ? Quelle peut bien être sa vérité interne ? Seul Heidegger peut être en mesure de l’indiquer puisqu’il semble qu’il soit réellement seul à en connaître la « grandeur ». Et de préciser aussitôt:  « c’est à dire la rencontre, la correspondance, entre la technique déterminée planétairement et l’homme moderne ». Formulation aussi ambiguë que les précédentes. Qu’est-ce que « la correspondance entre la technique déterminé planétairement et l’homme moderne » ? Il se garde bien de nous le dire. Mais nous en savons tout de même quelque chose au travers des cours sur les Hymnes de Hölderlin : la Germanie et le Rhin, le cours sur l’introduction à la métaphysique et l’écrit sur la Métaphysique de Nietzsche.           Nous savons, depuis 1934, que « la patrie c’est l’être lui-même » La Germanie, NRF p118. qu’ « un peuple peut être expulsé de l’habitat poétique » (La Germanie ,p .46) , nous savons depuis 1935 que « le caractère déterminé de l’être dérive de la vocation qui est celle de notre être-là historial, du fait du grand commencement chez les grecs. Que « le cractère déterminé de l’être est la puissance qui, aujourd’hui soutient et régit tous nos rapports avec l’étant en totalité, avec le devenir, avec l’apparence, avec le penser, avec le devoir ». (Introduction à la métaphysique p.205). A qui Heidegger s’adressait-t-il alors? A tous les hommes ? Non, aux seuls Allemands ; il n’a cesé de le répéter de la page 48 à la page 61 dans la partie du cours intitulée : «  la question fondamentale de la métaphysique » « l’esprit est le plein pouvoir donné aux puissances de l’étant en totalité. C’est pourquoi le questionner de la question de l’être est une des questions fondamentales essentielles pour un réveil de l’esprit, et par là pour le monde originaire d’un être-là historial, et par là pour maîtriser le danger d’obscurcissement du monde, et par là pour une prise en charge de la mission historiale de notre peuple en tant qu’il est le milieu de l’Occident. Le questionner de la question de l’être est en soi intégralement historial(…) » En quoi cette mission consiste-t-elle ? Nous l’apprendrons l’année suivante. En 1936, après la promulgation des lois de Nuremberg Heidegger écrit dans ses conférences sur l’Origine de l’œuvre d’art : « L’œuvre libère la terre pour qu’elle soit une terre » (Chemins, NRF, p.35). En 1937 il appelle les Français dans ses Chemins d’explication à collaborer avec les Allemands pour réaliser le « salut de l’Occident » en luttant « contre le déracinement qui le menace » (Heidegger, L’Herne p. 71 à 77). Il faut préciser que cet appel a été lancé dans le premier annuaire nazi de la ville de Fribourg. En 1940 dans son écrit sur la Métaphysique de Nietzsche il n’hésite pas à dire que : « la libération pour la nouvelle liberté commençait par la libération à l’égard de la certitude chrétienne, que cette libération restait dans un rapport au christianisme déterminé par son rejet », que « le simple détournement à l’égard du christianisme ne signifiait rien si à cette fin n’avait pas préalablement déterminée une nouvelle essence de la vérité » (Nietzsche II, p.256) que « la justification de la nouvelle liberté exigeait en tant que son fondement de détermination une nouvelle justice. Que celle-ci était le chemin décisif de libération menant au sein d’une nouvelle liberté « (p.257), que cette justice en tant que manière de penser constructive, éliminatrice, anéantissante » s’effectuait « à partir des appréciations de valeur » et était « le suprême représentant de la vie même » (p.257) que « le fait d’anéantir assurait le penser contre la pression de toutes les conditions de déclin. Construire ne va pas sans éliminer » (p.256) « L’élimination qui distingue et préserve est la suprême manière de conserver. L’anéantissement est la suprême manière de la contre-essence pour la conservation et l’intensification » ;(p.259) et enfin l’apothéose : « La justice regarde au dehors vers cette humanité qui doit être façonnée, dressée et marquée de l’empreinte de cette race qui possède l’aptitude essentielle d’instituer sa souveraineté absolue sur la Terre : car ce n’est que par cette souveraineté que l’essence absolue de la pure volonté parvient à apparaître à elle-même, c’est-à-dire à la puissance. La justice est l’attribution, préalablement constructive, des conditions qui mettent en sécurité le fait de conserver, soit de préserver et d’acquérir ». Voilà ce qu’Heidegger appelle « Imprimer au devenir le caractère de l’Être ». (p.261) Voilà sans doute ce qu’il entend par « la concordance entre la technique déterminée planétairement et l’homme moderne ». N’oublions pas qu’Hitler écrivait dans Mein Kampf, en 1925 : « que dans quelques dizaines d’années tout l’est de l’Asie pourra nommer sienne une civilisation dont la base fondamentale sera aussi bien l’esprit grec et la technique allemande qu’elle l’est chez nous ». (Mon combat, NEL, p.289) cet esprit grec et cette technique allemande étaient nommés par lui « le fruit de l’activité créatrice des Aryens » » (Ibidem) Heidegger fait varier quelque peu les termes mais il s’agit fondamentalement de la même chose. L’apport sémitique est gommé.          Après avoir préparé psychologiquement les Allemands à l’exercice de la violence, en 1935, dans l’Introduction à la métaphysique, en 1941 dans les Concepts fondamentaux il annonce des « décisions imminentes » destinées à faire de «  la Germanie »  « un cœur sacré des peuples » . En 1942 ces décisions imminentes vont se concrétiser avec le commandement qui ouvrira le feu du génocide: « Jezt, komme Feuer ! » (Viens maintenant feu ! » ordre donné dès le début du cours sur Der Ister. Les Allemands doivent s’acquitter des paroles de leur prophète Hölderlin. A la fin de l’été 1942 le premier bûcher a crépité a Auschwitz, suivi pour permettre l’accroissement du rendement par la construction des chambres à gaz et des fours crématoires dont les contrats avaient été passés au préalable.           Dès 1930 Heidegger avait demandé aux étudiants dans son cours sur la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel, de «  dresser constamment le bûcher avec du bois approprié et choisi jusqu’a ce qu’il prenne feu enfin » (NRF, p124). . C’était ce qu’il appelait l’exercice de la patience. Dans ce même cours il avait dit : « nous nous trouvons face à une position de la philosophie qui se prouve à travers cette œuvre (celle de Hegel) en s’exposant en son effectivité. » (NRF p.227). S’exposer en son effectivité cela voulait dire depuis Être et temps , aller au combat , et depuis l’Introduction à la métaphysique : « ne pas reculer devant l’usage de la violence » afin de pouvoir acquérir « la grandeur » (NRF, p.170 et 181).           Dès la fin des années trente et le début des années quarante Heidegger a  demandé à ses auditeurs de pratiquer la « corvée de bûches ». Il fallait être borné à cette époque pour ne pas comprendre ce que cela annonçait. En 1953 après la défaite du nazisme Heidegger rendra un hommage appuyé au feu qui illumine et qui n’en finit pas de consumer jusqu’au blanchissement de la cendre. (Trakl, Acheminement vers la parole, p.62). En 1953 il publiera conjointement Etre et temps et l’introduction à la métaphysique en guise de complément explicatif à Être et temps avec l’espoir de voir les Allemands s’engager dans un nouveau combat pour l’être. En 1966 il espère encore qu’un nouveau dieu de la guerre prendra la relève  Oh ! bien sûr il dit seulement un dieu pourrait nous sauver, il omet de dire de la guerre, mais le discours sur la culture de 1936 l’avait dit ouvertement et les Allemands de cette génération n’étaient pas prêts d’oublier en 1976 ce qu’ils avaient entendu en 1936 sur l’art dégénéré et sur le nouveau dieu de la guerre. Contatant l’échec de l’incitation à la reprise, en 1975, il lancera l’édition des ses œuvres pour que la pensée de l’être donne naissance à une nouveau combat pour l’être, c’est à dire pour le triomphe de la volonté de puissance germanique.. Il lança alors son filet idéologique sur la planète entière pour que son combat ne reste pas seulement germanique, pas seulement européen, mais devienne planétaire. Car disait-il « la métaphysique de Nietzche n’est pas dans sa substance une philosophie spécifiquement allemande, elle est européenne et planétaire ». (La métaphysique de Nietzsche, NRF p.266).

Lionel Duvoy 28/09/2007 14:52

Monsieur Bel, mon ami.Il va sans dire que vous êtes comme Diogène, à la recherche d'un homme. Et remarquez une chose, plus vous baissez votre lanterne pour ne pas les éblouir, plus ils baissent la tête en accompagnant votre mouvement. Leur regard tombe alors par terre, et il faut sans cesse tout recommencer. Cela me rappelle un antisémite avec lequel j'entrai un jour en conflit idéologique : toute argumentation se heurtait au mur glissant de sa boîte cranienne et de sa bouche sortait sans cesse la même litanie. Impossible de convertir un convaincu, suffisamment "prévenu" des manigances de l'esprit pour tenter de faire accepter que les hommes sont frères en esprit. Vous avez bien évidemment entièrement raison sur le statut religieux, "ontologisé" et métaphysique de la notion de race chez les nazis. Mais ils ne peuvent vous entendre, ceux qui se targuent à tout bout de champ de proclamer que nous n'entendons rien à Heidegger. A croire que nous sommes une grande bande de débiles mentaux en train de discuter avec de grands savants qui, pour nous prendre de haut, n'en sont pas moins parfois battus à plate-couture sur le terrain de la vérité des faits et de la logique. Tenez bon Mr Bel. Je vous soutiens.

Ritoyenne 28/09/2007 13:20

Vous remarquez que JP est bien plus tolérant que moi.

Ritoyenne 28/09/2007 13:15

"Cher" M. Bel, plusieurs choses à vous dire, rapides, qui n'appellent pas de réponse de votre part (de préférence) : 1/ J'ai hésité à supprimer votre commentaire, qui est un ramassis de choses dégueulasses et non justifiées, une suite de phrases choquantes, que rien ne permet de soutenir.2/ Après hésitation, je décide de ne pas le faire : je ne tiens pas à me "skildiser".3/ Arrêtez tout de suite de poster votre vomis sur mon site, sinon je me verrai dans l'obligation de vous en dégager définitivement. Si vous tenez à y développer vos idées, alors justifiez-les, ne vous contentez pas d'enchainer les débilités sans chercher à argumenter, comme vous le faites depuis plusieurs semaines.4/ Allez donc cracher vos obsessions ailleurs, sur le site de skildy par exemple. Vous vous entendez bien, il me semble - et le pauvre a besoin de soutien..5/ Faites un sérieux effort pour adapter votre discours, si vous comptez continuez à poster ici. Après tout c'est mon site, et j'en ai ral l'fion de vous voir le salir.Je cite en vrac quelques phrases, que j'ai décidé de ne pas accepter sur le site (sans les censurer, vous remarquez que je suis très clément) : "On n'a pas suffisamment travaillé le rôle joué par l'Anti-Christ nietzchéen dans la pensée d'Hitler et dans celle d'Heidegger son guide spirituel.""Hitler n'a fait que traduire en politique ce qu'Heidegger lui donnait en idéologie. (cf. Mein Kampf).""Et lorsqu'on l'a fait le rôle directeur de Heidegger dans le mouvement révolutionnaire nazi apparaît plus clairement. Le recours à l'idée d'une mauvaise race d'ordre biologique permettait de supprimer plus facilement les barrières morales et de se livrer avec une meilleure conscience à l'anéantissement.""Mais l'anéantissement était voulu dès le départ par Heidegger.""Naturellement cette rectification du tir n'enlève rien aux horreurs du nazisme mais elle permet de mieux comprendre le degré de culpabilité de Heidegger plus grand encore que celui d'Hitler car c'est lui le guide spirituel."Ca ne me posera vraiment aucun problème de censurer vos posts à l'avenir, si vous ne faites pas d'effort. Je ne veux pas vous faire changer d'idée sur Heidegger, après tout j'en ai rien à foutre. Mais je vous demande le minimum, auquel nous nous soumettons nous-même, il me semble : justifiez vos propos, surtout quand ils sont aussi choquants. Si vous ne le faites pas, vous irez dégueuler votre haine ailleurs.Signé Riri, celui dont vous disiez qu'il avait "le langage d'un S.A.". (je suis bien trop bon de ne pas vous avoir dégagé dès que vous m'avez insulté de la sorte).

bel 28/09/2007 12:38

L'idée de "race juive" pour Hitler est religieuse et non biologique. C'est pour mieux faire disparaître le judéo-christianisme considéré comme expression de la "rancune juive", du "ressentiment des faibles contre les forts", qu'Hitler fait appel au préjugé de la race biologique mais il le dit lui-même à Rauschning, il n'y croit pas. C'est un instrument de propagande pour arriver à ses fins qui sont d'ordre antichrétien et pro helléniques. "Je vais vous faire une confidence, je suis grec", confiera-t-il à Léon Degrelle. Pour faire disparaître la religion chrétienne Hitler ne pouvait pas s'y attaquer de front, alors il a utilisé un levier: le préjugé populaire de la race renforcé par les publications de certains idéologues à prétention scientifique. Nietzsche lui-même avait versé dans ce travers. Nous faisons entièrement fausse route en croyant qu'HITLER CROYAIT A LA RACE BIOLOGIQUE; COMME HEIDEGGER IL VALORISAIT LE POUVOIR DE L'ESPRIT EN RELATION AVEC LE CORPS; MAIS IL AVAIT BESOIN DU PREJUGE POPULAIRE POUR RENVERSER LE CHRISTIANISME; On n'a pas suffisamment travaillé le rôle joué par l'Anti-Christ nietzchéen dans la pensée d'Hitler et dans celle d'Heidegger son guide spirituel. Hitler n'a fait que traduire en politique ce qu'Heidegger lui donnait en idéologie. (cf. Mein Kampf). Mais je n'ai pas le temps de développer cela en quelques lignes. Faites bien la différence entre l'idée de "race" conçue comme instrument politique et l'idée de "race" conçue comme concept. Nous devons revoir entièrement tout cela. Et lorsqu'on l'a fait le rôle directeur de Heidegger dans le mouvement révolutionnaire nazi  apparaît plus clairement. Le recours à l'idée d'une mauvaise race d'ordre biologique permettait de supprimer plus facilement les barrières morales et de se livrer avec une meilleure conscience à l'anéantissement. Mais l'anéantissement était voulu dès le départ par Heidegger. Cf. sa Métaphysique de Nietzsche et son texte de 1910 sur Abraham a Sancta Clara valorisant l'attitude du prédicateur antisémite et celle de Lueger. L'anéantissement permettait dans l'esprit d'Heidegger d'éviter la renaissance du judéo christianisme. l'affaire est idéologique de part en part. En se polarisant sur l'idée de race biologique en perd complètement de vue l'enjeu de cette guerre fratricide présentée comme une guerre des races  qui est en réalité une guerre de religions. La religion "nietzschéenne" contre la religion judéo-chrétienne ,déguisée en guerre de la race aryenne contre la race juive. Ce que combattent Heidegger et Hitler c'est une souche d'idées non une souche de gènes.. Ne confondons pas l'instrument politique et la croyance profonde . iI est grand temps que nous clarifiions les eaux troubles. Naturellement cette rectification du tir n'enlève rien aux horreurs du nazisme mais elle permet de mieux comprendre le degré de culpabilité de Heidegger plus grand encore que celui d'Hitler car c'est lui le guide spirituel. Hitler n'est que l'exécutant de ses desseins. C'est le démiurge du Dieu concepteur qui a tracé le plan du nouveau monde de justice sur l'effacement de l'ancien.michel bel