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Poésie

Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 21:55
Par Ritoyenne - Publié dans : Poésie
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 16:00




Par Ritoyenne - Publié dans : Poésie - Communauté : Les philosophes épars
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 23:53


 écouter

 

 

 

 


émission du dimanche 6 avril 2008
Philippe Lekeuche

 

 

 

 

 

 

           

 

 

Une émission proposée par André Velter

Philippe Lekeuche est né en 1954 à Tournai (Belgique). Il a publié des écrits sur Rimbaud et Dostoïevski et dirigé des études notamment sur Kafka, Hölderlin, Nerval et Mallarmé.Plusieurs de ses poèmes ont été traduits dans diversess langues. Il a obtenu en 1995 le Prix Triennal de Poésie.
Il a récemment publié "Le Feu caché" aux éditions des Vanneaux et "Le plus fou des hommes" chez l'éditeur belge Le Taillis Pré.

Réalisation : Patrick Molinier






écouter

 

 

 

 


émission du dimanche 30 mars 2008
Pierre Dhainaut / Claude Guerre

 

   

Une émission proposée par André Velter

Avec Pierre Dhainaut, à l'occasion de la sortie de Levées d'empreintes aux éditions Arfuyen :
Forte de quelque 30 ouvrages publiés depuis près de 40 ans, l’œuvre de Pierre Dhainaut, inaugurée avec Le poème commencé (Mercure de France, 1969) apparaît de plus en plus comme l’une des œuvres majeures de la poésie française contemporaine). L’anthologie parue au Mercure de France en 1996, Dans la lumière inachevée, de même que le colloque qui lui a été consacré en 2007 à la Sorbonne, confirment la rrichesse et l’originalité de cette démarche dont le raffinement et la discrétion, proches de celles d’un Philippe Jaccottet, s’accommodent mal des tambours et trompettes dont nos oreilles sont pleines. Après Prières errantes (1990), Fragments et louanges (1993) et Introduction au large (2001) et Entrées en échanges (2005), Levées d’empreintes est le cinquième recueil de Pierre Dhainaut que publie Arfuyen,

Avec Claude Guerre pour Grâce à Camden : poème, publié chez P. Mainard.
Claude Guerre, né à Avignon en 1948, a toujours défendu les auteurs vivants. Aussi bien dans les années 80, quand il fonde sa compagnie, qu’ensuite, au service de France Culture. Pendant quinze ans, il a œuvré à la réalisation radiophonique des écritures contemporaines, notamment Les poétiques, conçues en collaboration avec André Velter. Claude Guerre a constitué autour de lui une troupe de comédiens au service des textes et des poètes et créé plus de soixante spectacles de poésie.
Il est directeur de la Maison de la Poésie de Paris depuis mars 2006.

Réalisation : Patrick Molinier

 




Ecoutez




 
  avec Jean-Paul Michel, poète et éditeur
Miettes pour le quarantième anniversaire du Mai français...
Aurions-nous dû demander pardon ?
Il en était allé ainsi des Lumières, dans le XVIII° siècle français...
Première tentative de sortie des logiques du ressentiment

Né en Corrèze en 1948, Jean-Paul Michel a d’abord publié sous le nom de Jean-Michel Michelena puis depuis 1992 sous celui de Jean-Paul Michel. Il dirige les éditions William Blake & Co qu’il a créées en 1975 à Bordeaux et où il a publié, outre ses propres recueils, de très nombreux ouvrages de poésie, philosophie, esthétique, contemporains et classiques mêlés. Poète, il est aussi l’auteur de plusieurs essais.
Par jp - Publié dans : Poésie
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 23:56




Ecoutez


 
 
émission du jeudi 21 février 2008
Joseph Conrad (1857-1924)

 

 

 
  Lord Jim
 © Livre de Poche
par Simone Douek
Réalisation Céline Ters

" La tâche que j'essaie de mener à bien consiste, par le pouvoir du mot écrit, à vous faire entendre, vous faire sentir – mais encore plus que tout vous faire voir."

Joseph Conrad
, artiste du regard. Et comment ne le serait-il pas, lui qui a passé 20 années de sa vie à scruter les vagues, les risées, les écueils et les vents ? À en mesurer les conséquences sur la vie des hommes rassemblés sur le microcosme d'un navire ? L'année de sa mort, en 1924, dans un texte intitulé "The Romance of Travels", qu'il écrit pour la revue Countries of the world, et repris dans le National Geographic Magazine , il souligne cette étrange coïncidence que la date de sa naissance correspondît avec la parution du livre de l'explorateur Sir Leopold Mac Clintock, Le voyage du Fox dans les mers arctiques, où se trouve relatée la tragique épopée de Sir John Franklin à bord de deux navires pris par les glaces. Il découvre, en lisant ce livre, enfant, " la nature profonde de sa propre individualité " ; le goût de la géographie, sa passion pour l'étude des cartes. Ces cartes où le centre de l'Afrique n'est encore qu'un grand blanc. Mais dans les blancs des cartes il inscrira son œuvre.

Josef Teodor Konrad Korzeniowski, né à Berdichev, en Pologne ukrainienne, s'engage donc dans la marine marchande française à 17 ans, puis, ayant gravi les échelons jusqu'au grade de capitaine, il passe ses plus longues années de navigation dans la marine marchande anglaise ; mais secrètement, pendant les quatre dernières années de sa vie de marin, voyage avec lui et s'élabore lentement le manuscrit de son premier roman, La Folie Almayer. Il a 37 ans, et il va changer de vie.

  Invités

 
Jacques Darras.  Écrivain, traducteur, responsable de l'édition des "Nouvelles complètes de Joseph Conrad" éd. Quarto Gallimard

 
Bernard Hoepffner.  Traducteur du "Compagnon secret" éd. Mille et une nuits

 
Michel Le Bris.  Écrivain

 
Claudine Lesage.  Auteur de "Joseph Conrad et le continent" éd. M. Houdiard

 
Jean-Pierre Naugrette.  Traducteur de "La Ligne d'ombre" éd. Garnier
Par jp - Publié dans : Poésie
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 23:20




Martin Heidegger liest Hölderlinpictogramme


Vorbemerkung (Remarque préliminaire), 7’29
1. Ermunterung (Exhortation, 2ème version, 1800), 2’28
2. Die Wanderung (La migration), 7’43
3. Heimkunft (Retour au pays, 2ème version), 10’51
4. Friedensfeier (Fête de la Paix ou Fête de l’Accord), 12’23
5. Der Ister (L’Ister, 1803-1806), 4’07
6. Was ist Gott... (Dieu, qu’est-il...), 0’42

7. Was ist Der Menschen leben...(Qu’est la vie des hommes...), 1’
8. Aber in Hütten Wohnet, 1’08
9. Wie Meeresküsten (Comme rives de mer), 0’50
10. Heimat (Pays), 1’12


Par jp - Publié dans : Poésie
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 23:26
Une vie, une oeuvre
par Matthieu Garrigou-Lagrange
le jeudi de 10h à 11h
  Une vie, une oeuvre



Ecoutez


 
 
émission du jeudi 14 février 2008
Ovide (43 av. J.-C. - 17 après J.-C.)

 
 

 
  Apollon et Daphné / Le Bernin
 © Galerie Borghese
par Alain Nicolas
Réalisation Laetitia Coïa

« Je serai lu par tous, reconnu à travers les siècles, et, si les pressentiments des poètes se réalisent, je vivrai »


La postérité ne l’a pas démenti. Ovide a été, est encore, l’inspirateur des écrivains, des peintres, des musiciens. Étrange destin que celui de ce provincial à qui tout a réussi, ce mondain chéri des belles romaines, qui s’est mué en animal littéraire, compositeur du cycle mythologique le plus original de l’Antiquité, pour finir en un exil mystérieux.

Né en 43 avant notre ère, cet enfant de la noblesse équestre voyait « tout ce qu’il écrivait se changer en vers ». Abandonnant une belle carrière, il devient très jeune le « poète des tendres jeux amoureux ». Les Amours, l’Art d’aimer en font un auteur à succès, compagnon des plus illustres poètes, protégé par les grands. Il invente même un genre, celui des lettres d’amour de personnages mythologiques, les Héroïdes. Mais il se veut, à sa manière, l’égal de Virgile, et compose alors, au début du nouveau siècle, un cycle réinterprétant toute la mythologie sous la figure de la métamorphose. Est-ce une atteinte à l’idéologie imposée par Auguste, toute de stabilité, de moralisme et de rigueur ? A-t-il trempé dans quelque complot ? Surpris quelque inavouable secret ? Toujours est-il qu’à peine séchée l’encre des Métamorphoses, il est relégué à Tomes, aux confins de l’empire, où il mourra après avoir écrit deux livres de lettres poignantes, inaugurant, pour toujours, la figure de l’écrivain exilé.

Son destin et son œuvre inspireront du Moyen-âge à nos jours des écrivains du monde entier, depuis l’auteur anonyme de l’Ovide moralisé à Antonio Tabucchi, en passant par Le dernier des mondes Christoph Ransmayr, la jeune Yoko Tawada, qui explore dans les corps la transformation travaillée par la crise, ou Ted Hughes, qui relie la violence d’Auguste à celle de Shakespeare et de notre temps convulsé. Musiciens, peintres, tous, trouveront dans ses Métamorphoses un réservoir inépuisable d’épisodes où impermanence et transformation nourriront une conception baroque de l’art et du monde étonnamment contemporaine, mais qui faisait dire déjà à Montaigne « Le premier goût que j’eus aux livres, il me vint du plaisir des fables de la Métamorphose d’Ovide ».

  Invités

 
Danièle Robert.  Écrivain, traductrice des Œuvres d'Ovide aux éditions Actes Sud

 
Christine Montalbetti.  Romancière, maître de conférences à l'université de Paris VIII Vincennes

 
Jean-Pierre Lefèbvre.  Professeur à l'École Normale Supérieure, traducteur

 
Jean-Yves Tilliette.  Professeur à l'université de Genève

 
François-Xavier Szymczak.  Producteur à France-Musiques


  Programmation musicale

 
Carl Ditter Von Dittersdorf.  Symphonie n° 6. 

 
Carl Nielsen.  Pan et Syrinx. 

 
Patricia Barber.  Narcissus. 

 
Marc Antoine Charpentier.  Actéon. 

 
Richard Strauss.  Les Métamorphoses. 

 
Pierre Schaeffer & Pierre Henry.  Orphée. 

 
Jacques Offenbach.  Orphée aux enfers. 

 
Benjamin Britten.  Les métamorphoses. 

 
Karol Szymanowski.  La fontaine d'Arétuve. 

 
Francesco Cavalli.  La Calisto. 

 
Francis Poulenc.  Les mamelles de Tiresias. 

 
Les Frères Jacques.  Echo et Narcisse. 
Par jp - Publié dans : Poésie
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 23:40


Il avait beaucoup fait pour l'introduction de Heidegger en France, publié des entretiens avec Ernst Jünger, collaboré à «l'Express», au «Magazine littéraire» ou encore au «New York Times», et s'était lié d'amitié dans sa jeunesse niçoise avec Georges Walter, Jacques Rastier et Alain Resnais. Frédéric de Towarnicki est mort à Paris le mercredi 16 janvier dernier, à l'âge de 87 ans.

Poésie sur parole
par André Velter


le dimanche de 23h30 à minuit
  Poésie sur parole



Ecoutez


 
 
émission du dimanche 17 février 2008
Frédéric de Towarnicki / Georges Walter

 

  Avec Georges Walter, préfacier de : Coplas sous occupation de Frédéric de Towarnicki (Éditions Mélis, 2008), poèmes dits par Claude Aufaure.
Arrivé en France à l'âge de 5 ans, Frédéric de Towarnicki était né en Autriche en 1920, fils «d'une de ces beautés viennoises qui furent les grandes rivales des Hongroises et d'un aristocrate polonais balafré dans un duel d'honneur au début du siècle» (Georges Walter). Spécialiste de Heidegger, il avait publié en 1993 «Souvenirs d'un messager de Forêt-Noire», où il raconte sa rencontre en 1945 - alors qu'il est interprète et animateur du service social «Rhin et Danube», dans l'armée de De Lattre de Tassigny - avec celui dont la philosophie allait le transformer.
Un recueil de ses poèmes de jeunesse vient de paraître sous le titre «Coplas sous Occupation» (Editions Melis, février 2007).


heidegger_Towarnicki.jpg
Frédéric de Towarnicki et Heidegger. 
Photo prise à Fribourg en 1945 par Alain Resnais


Le scénario d'un film (non réalisé) qu'il avait écrit pour Alain Resnais vient précisément d'être publié («les Aventures de Harry Dickson»,
éd. Capricci, 369 p., 35 euros), tandis qu'un recueil de ses poèmes - dont l'avant-propos et les bonnes feuilles sont à lire ici - est à paraître le 15 février sous le titre «Coplas sous Occupation» (Editions Melis, 100 pages,10 euros). A l'annonce de sa mort, l'écrivain Georges Walter (2) a accepté de nous parler de ce poète-philosophe, qui était son ami depuis l'adolescence.  


BibliObs.
- Frédéric de Towarnicki était-il heureux de la publication de ses poèmes de jeunesse?
Georges Walter. - Très heureux. Hospitalisé il y a quelques jours, à la suite d'une chute chez lui, il tenait à ce qu'on lui relise les poèmes - il était presque aveugle et ne pouvait pas lire les épreuves lui-même. C'était un perfectionniste, qui bannissait banalités et platitudes de ses écrits. Moi-même, je lui ai toujours fait relire mes textes - et je relisais les siens: il travaillait à l'oreille, comme un musicien, répétant la phrase jusqu'à ce qu'il trouve ce qui clochait. Il avait la merveilleuse faculté de détecter les défauts d'un texte. Frédéric de Towarnicki avait un véritable don poétique. A 20 ans, c'était un dandy joueur de roulette russe, grand nageur - il nageait jusqu'à l'épuisement...

 

 

Il est mort un peu moins d'un mois avant la sortie de ce livre. Sans le vouloir, j'ai cette semaine, au cours d'une émission d'André Velter (1) consacrée à la sortie de «Coplas sous Occupation» parlé de lui au passé... Nous n'aurons pas à refaire l'enregistrement.

 

C'est curieux, mais il y a justement une certaine actualité Towarnicki en ce moment, puisqu'on vient également de publier, aux Editions Capricci, le scénario auquel il a travaillé durant dix ans: «les Aventures de Harry Dickson», un film que devait réaliser Alain Resnais et qui n'a jamais vu le jour.

 

Sa rencontre avec Heidegger, à qui il fut le premier à rendre visite dans l'Allemagne vaincue est le tournant majeur de sa vie. Il a d'ailleurs voulu organiser sous l'égide de De Lattre - il était alors animateur du service social «Rhin et Danube» - une rencontre entre Sartre et Heidegger. Elle n'a jamais eu lieu. Mais la découverte d'Heidegger a été pour lui un éblouissement philosophique, qui a fait passer la poésie au second plan. Dans les années 1960, il publiera le récit de cette rencontre sous le titre de «Souvenirs d'un messager de la Forêt-Noire».

 
 
 

BibliObs. - Frédéric de Towarnicki était aussi journaliste...
G. Walter. - Il a collaboré à de nombreux journaux, mais n'a jamais voulu s'attacher à aucun et a toujours vécu une vie hasardeuse d'un point de vue matériel. Il a travaillé au Service de la recherche de la télévision française, dirigé par Pierre Shaeffer; réalisé des entretiens radiophoniques; écrit dans «l'Express», «le Magazine littéraire», etc., rencontrant pour l'occasion de grands intellectuels tels que René Char, Bertolt Brecht, Louis Aragon, Max Ernst, Mircea Eliade... Il s'est également intéressé aux dissidents des pays de l'Est comme Sakharov, et surtout Soljenitsyne: il avait publié, dans «le Figaro littéraire», le premier récit de sa détention. Il refusait cependant de faire œuvre personnelle, préférant ne pas ajouter une ligne au flot des écrits contemporains.

Aventures_Harry_Dickson.jpg
 

 

 
 

Mais la grande affaire de sa vie, ce fut donc Heidegger. Je tiens à préciser que pour lui Heidegger n'était pas nazi, il n'avait pas adhéré aux idées nazies; Towarnicki a toujours défendu le philosophe, en consultant systématiquement les spécialistes de Heidegger que sont François Fédier et François Vezin avant de publier quoi que ce soit sur lui. Avec Jean Beaufret, ami de Heidegger, il a d'ailleurs publié en 1992 un livre d'entretiens.

 
 
 

BibliObs. - Un scénario de Towarnicki écrit pour Alain Resnais vient de sortir...
G. Walter. - C'est une universitaire américaine qui a déniché ce scénario. Adolescent, Towarnicki s'est passionné pour «les Aventures de Harry Dikson», qui étaient publiées en petits fascicules de façon anonyme - le nom de l'auteur, Jean Ray n'a été connu que plus tard. Au début des années 1960, Towarnicki a commencé la rédaction d'un scénario qui s'inspirait de ces aventures pour Alain Resnais. L'aventure, qui va devenir bien vite une épreuve, durera dix ans. Et le film ne se fera jamais.

Il y avait d'ailleurs des relations étranges entre Towarnicki, Resnais et le producteur Anatole Dauman: tous les trois ne se parlaient plus, c'est moi qui portais les nouvelles de l'un à l'autre... Ce film avorté est une histoire cruelle dans la vie de Towarnicki. Il nous reste heureusement ces très beaux dialogues, dont je conseille la lecture.

 

Propos recueillis par Sylvie Prioul

 

 

Georges_Walter.jpg
 

 

(1) L'émission « Poésie sur parole » d'André Velter consacrée aux poèmes de Towarnicki sera prochainenement diffusée sur France Culture. 
(2) Georges Walter publiera en février ses «Souvenirs curieux d'une espèce de Hongrois», aux Editions Tallandier.

.

voir aussi
Heidegger - tous les documents

Par jp - Publié dans : Poésie
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Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /Juil /2007 04:22
Une vidéo trouvée via dailymotion, que l'on peut interpréter de nombreuses façons différentes, et que je trouve très belle !



Par Ritoyenne - Publié dans : Poésie
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 17:48
"Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"

Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Encor s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente."


GEORGES BRASSENS


Et en cadeau, la vidéo qui va avec :



Par Ritoyenne - Publié dans : Poésie
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Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /Oct /2006 16:35
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sôts,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot.

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.

Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,

Tu seras un homme, mon fils.
Rudyard Kipling
Par Ritoyenne - Publié dans : Poésie
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