C.-Sponville : "l'europe c'est l'empire romain" (vidéo)

Publié le par Ritoyenne

Publié dans La philosophie en vie

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oyseaulx, avec les contributions de la sourys papivore 07/09/2008 00:23

On pourrait demander aux experts en balistique de l'OTAN de faire, désormais, leurs calculs en chiffres romains, et laisser les chiffres indiens aux artificiers de b. Laden.

oyseaulx, avec les contributions de la sourys papivore 07/06/2008 07:54

Tout simplement, parce que là où l'on devrait se sentir vraiment « européen », dans les termes définis par M. Comte-Sponville, c'est . . . à Moscou, la troisième Rome, l'héritière directe de Byzance. Il n'y a pas de peuple plus raciste à l'égard des Turcs que les Russes. Le véritable inspirateur de la politique « européenne », c'est Gazpoutine.

sancho 06/06/2008 23:57

Je ne comprends pas vos façons de faire le difficile, alors que vous avez "sourys" papivore et que vous m'avez l'air d'un fieffé omnivore... c'est-à-dire un européen. L'Europe, c'est cet esprit qui se nourrit de tout ce qui n'est pas européen.    

oyseaulx, avec les contributions de la sourys papivore 06/06/2008 13:04

    Le trou, c'était la sourys, et je comprends qu'on se sente « européen » à Prague en souvenir de l'accueil commercial réservé à certaine production musicale et qu'on se sente déjà moins « européen » à Vienne, où la même production avait essuyé, un an plus tôt, un échec cuisant. Il devait y avoir des Turcs parmi le public. Mais je ne vois pas ce qui autorise mon sçavant collègue à m'attribuer une conception linéaire du temps historique. Il y a la route du poivre, la route de l'encens, celle de la soie. « Recueille la science dût-elle se trouver en Chine, et instruis-t'en depuis le berceau jusqu'à la tombe », comme il est écrit dans le texte quranique. Certaines épices viennent de la Côte de Malabar, d'autres, de plus loin ; cependant, je ne sache pas qu'on ait jamais scruté le ciel à Byzance ou à Jérusalem comme on le faisait, plus tard ou à la même époque, à Baghdad ou à Marâgha et l'on s'est toujours demandé pourquoi Byzance n'a jamais connu de Renaissance. On peut aussi s'interroger sur la signification exclusive dont on illustre quelquefois la petite province de l'empire perse où un Héraclite sut attirer, un jour, l'attention du Commandeur des Croyants. Sans insister sur ce qu'on ait cru identifier, il y a peu, l'original sanscrit de la Théogonie, si nul ne respecte plus que moi les dernières pages de l'Iliade que je sais par cœur dans le texte, est-on bien sûr qu'il ne s'en trouve pas d'aussi belles dans la Mahâbhârata ? La délicate prudence d'un Gabriel Germain était, à cet égard, d'une autre finesse. Et si une Renaissance intellectuelle devait encore se produire un jour, on peut parier qu'elle ne viendra pas de l'Europe commerciale forgée par la CIA sur les débris de l'empire nazi, et dans des frontières exactement identiques. Un sentiment « européen » ne saurait nous inspirer.

sancho 06/06/2008 10:50

Vous regardez l'histoire par un trou de serrure, oyseaulx, (à supposer que vos propos soient à prendre au premier degré). Vous en êtes encore à penser que les choses se passent linéairement et selon un fil chronologique irrécusable! Comte-Sponville parle de sources diverses du sentiment d'être européen : à Prague, on se sent européen, pour de multiples raisons, en particulier, par le miracle de Mozart. Athènes et Jérusalem sont des sources de l'esprit européen, non des origines au sens historique. Damas et Bagdad, même si l'oeuvre des traducteurs arabes a été décisif dans la transmission du savoir scientifique antique, n'ont évidemment pas la même portée quant à la constitution d'un sentiment européen! Les romains sont définis ici par Comte-Sponville comme des passeurs d'esprit, en particulier grec et juif. Cette belle idée a été défendue par Rémi Brague dans La voie romaine.