La philosophie et la Bible selon de Launay

Publié le par jp

Les vivants et les dieux
par Michel Cazenave
le samedi de 23h à minuit
  Vivants et les dieux (les)




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émission du samedi 1er mars 2008
Philosophie de la Bible

 

  Réalisation Isabelle Yhuel

Plutôt que de chercher des éléments de querelle ou d'argumentation dans les textes bibliques, il s'agit ici de chercher s'il n'y aurait pas une philosophie intrinsèquement sous-jacente à son texte, portant principalement sur la notion d'identité et sur la conception du langage.

  Intervenants

 
Marc de Launay.  Chercheur au CNRS (archives Husserl de Paris-ENS rue d'Ulm), auteur de "Lectures philosophiques de la Bible" éd. Hermann
 
 

  Les livres de la semaine

 
PIERRE CHRYSOLOGUE (saint), Le signe des signes : sermons sur la Passion et la Résurrection, intr., trad., notes et index Marie Steffann, Paris, J.-P. Migne, « Les Pères dans la foi », 2007.

Israël FINKELSTEIN, Neil Asher SILBERMAN, Les rois sacrés de la Bible : à la recherche de David et Salomon, trad. Patrice Ghirardi, Paris, Gallimard, « Folio histoire », 2007.

Yves LAMBERT, La naissance des religions : de la préhistoire aux religions universalistes,préf. Frédéric Lenoir, Paris, Armand Colin, 2007.

Yves MARIS, La résurgence cathare : le manifeste, Grenoble, le Mercure dauphinois, 2007.

Peter KINGSLEY, Dans les antres de la sagesse : études parménidiennes, trad. H. D. Saffrey, Paris, Les Belles lettres, « Vérité des mythes », 2007.

beau livre :

Pierre DEMARGNE, Naissance de l'art grec, présentation et mise à jour bibliographique Alexandre Farnoux, Paris, Gallimard, « L'univers des formes. Le Monde grec », 2007, nouv. éd. revue et augm.
 
 


           
les livres
 

 
 

 
Marc de Launay
Lectures philosophiques de la Bible : Babel et logos
Hermann, Paris. Collection « Le Bel aujourd'hui » - 15 novembre 2007
 

La Bible a maintes fois été convoquée par le discours philosophique qui, quand il ne l'ignore pas complètement, en use souvent de manière insidieuse : il y cherche une illustration ou une confortation de ses propres propos sans lui reconnaître la même dignité qu'aux textes philosophiques. Pourtant, dans le même temps, il en attend une légitimité dérivant de son autorité générale.
Depuis deux siècles, il semble qu'une relecture s'amorce, avec Schelling, et, plus particulièrement, avec Benjamin, Rosenzweig, Levinas et Ricoeur. Mais, là encore, la lecture de l'original est commandée par une interprétation qui exploite le texte en le pliant à des intérêts différents. Le conflit des interprétations et des méthodes est bien une question philosophique ; de même la réflexion sur le statut du langage, sur la source du sens et son rapport au temps. En refusant de comprendre le texte mieux que ne l'ont compris ces auteurs, on peut alors montrer comment lui-même nous indique la manière dont il construit ses significations.
La Genèse, la naissance d'Ève, la « ligature » d'Isaac, «Babel», Judith, autant d'exemples dont l'analyse fait apparaître une dimension proprement philosophique à l'arrière-plan de leur composition et de leur agencement, au-delà de leur aspect narratif.

- 4e de couverture -



Foi et religion : entretien avec la médiéviste M.Davy
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Publié dans La philosophie en vie

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