Interview de Stanley Cavell sur France Culture

Publié le par jp

A voix nue
par Marc Voinchet (coordinateur)
du lundi au vendredi de 20h à 20h30
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émissions du 21 au 26 janvier 2008
Stanley Cavell avec Philippe Petit

 
 

           
les livres
 

 
 

 
Stanley Cavell
Sens de Walden
Théâtre Typographique, Courbevoie - 4 juin 2007
 

"Je ne suis pas plus seul que le plongeon qui dans l'étang rit si fort."

- 4e de couverture -

traduit de l'anglais par Bernard Rival & Omar Berrada

 
 

 
Stanley Cavell
Un ton pour la philosophie
Bayard - 10 avril 2003

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Rechercher le ton de la philosophie, c'est avant tout s'interroger sur la voix du philosophe, sur sa prétention à parler au nom de tous, à s'universaliser. C'est la question du statut de l'intellectuel qui est alors posée, de sa capacité à dire « nous » à partir du « je », à être représentatif. Cette question est au coeur du travail philosophique puisqu'elle accompagne son arrogance fondamentale, sa prétention à éduquer et à parler pour.
Stanley Cavell nous livre ici le récit de certains moments fondateurs de sa propre existence, convaincu que l'autobiographie est un des fondements de la philosophie. Dans le « nous » du philosophe, il y a toujours un « je ».
Revenir à la voix, c'est aussi inévitablement s'intéresser à nos énoncés et à nos accords de langage, et donc finalement à la démocratie, qui repose sur la capacité de chacun d'avoir ou, tout au moins, de revendiquer une voix.
C'est enfin rechercher une voix pure, une parole exemplaire, à travers le cinéma et l'opéra.
C'est au prix de ces multiples détours -l'autobiographie, le langage, l'opéra - que l'on peut repenser l'acte même de philosopher et inventer un nouveau ton pour la philosophie, celui de l'ordinaire.

- Note de l'éditeur -

 

 
Stanley Cavell,
La voix de la raison : Wittgenstein, le scepticisme, la moralité et la tragédie, trad. Sandra Laugier, Nicole Balso
Paris, Seuil, « L'Ordre philosophique » - 1996 nouv. éd.
 

[épuisé]

 
 

 
Stanley Cavell
Le cinéma nous rend-il meilleurs ?
Bayard - 16 octobre 2003

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Qu’est-ce que le cinéma peut bien nous apprendre du bien ? Peut-on même trouver un rapport entre les deux ? Que l’on aille au cinéma pour se distraire ou pour s’instruire, loin de nous l’idée que l’on y va pour se perfectionner…
Celui qui nous convie à cette réflexion est un des philosophes américains les plus importants aujourd’hui. L’un des plus Américains aussi, car il fonde sa manière de philosopher sur la spécificité de la culture américaine. Le cinéma hollywoodien des années trente tient lieu de culture commune et c’est donc par l’étude de ces films que l’on peut philosopher. Mettre le cinéma au cœur de la philosophie, la révolution fut si profonde qu’elle fut difficile à faire admettre, mais aujourd’hui les écrits de Stanley Cavell sur le cinéma sont largement traduits et connus en France.
Loin des morales abstraites, ce que le cinéma et en particulier les comédies de remariage nous montrent, ce sont les dialogues qui se nouent au quotidien, ce sont des personnages qui s’affrontent, évoluent et parfois se perfectionnent. Les comédies de remariage s’ouvrent sur une rupture, le couple a donc le temps du film pour se retrouver grâce notamment à sa capacité à communiquer. La scène est privée mais devient une allégorie de la vie démocratique, où chacun doit faire face à autrui sur un pied d’égalité. À la fin de ces comédies, le couple trouve une meilleure manière d’établir la communication, nous permettant d’imaginer une possibilité d’échanges entre les êtres humains.
C’est en s’appuyant sur quelques-unes de ces comédies de remariage mais également sur une lecture croisée de Rohmer et de Shakespeare ou de Capra, que Stanley Cavell nous invite ici à repenser la philosophie, et en particulier la philosophie morale.
- Présentation de l'éditeur -

 
 

 
Stanley Cavell
A la recherche du bonheur - Hollywood et la comédie du remariage
Cahiers du cinéma - 1993

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En quoi le cinéma a-t-il à voir avec la philosophie ? A cette question, Stanley Cavell répond ici en étudiant sept films : Un coeur pris au piège de Preston Sturges, New-York-Miami de Frank Capra, L'impossible M. Bébé de Howard Hawks, Philadelphia story de George Cukor, La dame du vendredi de Howard Hawks, Madame porte la culotte de George Cukor, Cette sacrée vérité de Léo McCarey.
Tous sortis dans les années 30-40, ils inventent un genre nouveau : celui de la "comédie du remariage". Il ne s'agit plus, comme dans la comédie classique, d'unir un jeune homme et une jeune femme et de les conduire au bonheur malgré des difficultés extérieures, mais de ré-unir un homme et une femme après une séparation, dans la recherche d'un bonheur nouveau et différent, en dépit d'obstacles intérieurs.
Cavell examine les raisons et conséquences philosophiques du remariage au cinéma : la naissance d'une femme nouvelle (idéalement incarnée par des actrices comme Katharine Hepburn ou Irene Dunne), la réflexion sur les relations de couple, sur la différence des sexes, sur la nécessité en amour d'une mort et d'une renaissance.
Entre philosophie et cinéma, mêlant Kant et Capra, Emerson et Cary Grant, Nietzsche et Leo McCarey, Shakespeare, Ibsen, Freud et Hawks, Cavell nous donne un regard différent sur ces films
Se dessine alors le véritable sujet du cinéma hollywoodien, à la fois culture de masse et oeuvre de pensée.

- Note de l'éditeur -

Publié dans La philosophie en vie

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John Doe 08/02/2011 15:17



cf. aussi http://www.stanley-cavell.org/, un blog qui développe l'impact du perfectionnisme de S. Cavellsur la philosophie européenne.