Mardi 13 nomvembre : "La Sorbonne se joint au mouvement." - Le Figaro (je sais ...)

Publié le par Ritoyenne

Une quinzaine d’universités sont toujours au moins partiellement bloquées. La Sorbonne se joint au mouvement.

Une centaine d’étudiants ont tenté de rentrer en force dans la Gare d’Austrelitz , à Paris, pour se joindre aux cheminots en grève mardi soir, selon notre reporter sur place [NDR : très mignone, en passant, la reporter, et elle est restée malgré les charges :p]. Ils en ont été empêchés par une cinquantaine de CRS qui les ont chargés afin de les disperser. Quelques heures auparavant, les étudiants de La Sorbonne , à l’origine de la manifestation, avaient voté le blocage de leur fac à main levée.

«Les étudiants n’ont rien à faire dans les gares et réseaux ferrés» a martelé le premier ministre, François Fillon dans la soirée, estimant que «leur revendications n’étaient pas fondées». Le mouvement a pourtant pris de l’ampleur mardi. Dans la journée, plus de 27.000 personnes ont participé à 39 assemblées générales dans les universités. Au total, seize d’entre elles sont désormais bloquées, au moins partiellement. Metz, Brest, Amiens, Paris VIII et Bordeaux III ont rejoint Lille I et Lille III, Toulouse II-le Mirail, Montpellier III, Caen, Nantes, Tours, Pau, Limoges, Paris I-Tolbiac, Lyon II. Mercredi, on attend les blocages de quatre autres universités. Ce qui portera à vingt le nombre de facs bloquées.

A Nanterre, le calme est revenu en fin de journée, après le blocage musclé de 200 étudiants. Dans la matinée, la police est intervenue pour permettre aux étudiants non grévistes d’assister aux cours, sur demande du président de l’université. Des coups de matraques ont volé, une étudiante a été touchée au dos, provoquant sa chute. Les gendarmes mobiles ont aspergé les bloqueurs de gaz lacrymogènes. Une action qui a donnée lieu à des réactions partagées : «Bloqueurs, hors des facs», «liberté d’étudier» étaient des slogans repris en choeur tandis que retentissait de l’autre côté «police partout, justice nulle part». La veille, un vote à main levée lors d’une AG avait donné lieu à un résultat serré : 870 voix pour le blocage, 770 voix contre, selon un porte-parole des étudiants grévistes. (..)

Heurts

A Toulouse, les étudiants des trois universités ont voté pour la grève afin de protester contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités. Deux d’entre elles, Le Mirail et Paul-Sabatier, ont également décidé le blocage des établissements.

A Angers, le blocage de la faculté de lettres prendra effet à partir de mercredi matin, après un vote à main levée.

A Rennes, deux étudiants, dont l’un des porte-parole de Sud à l’université de Rennes II, ont été interpellés lors d’une manifestation au cours de laquelle de légers heurts ont opposé étudiants et forces de l’ordre.


(...)


Dans cette université, près de 62 % des étudiants s’étaient prononcés contre le blocage lundi, lors d’un vote à bulletin secret. Mais des étudiants armés de barres de fer ou de battes de base-ball avaient continué de bloquer l’accès à l’université. Son président, Marc Gontard, a dénoncé le «comportement terroriste» de ces étudiants et décidé d’annuler les cours mardi pour éviter des «affrontements ».

 

Publié dans Mouvements étudiants

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