Agitation persistante dans une dizaine d'universités contre la loi sur l'autonomie

Publié le par Ritoyenne

Agitation persistante dans une dizaine d'universités contre la loi sur l'autonomie

Bien que très minoritaire à ce jour, l'agitation se développe dans une partie du monde étudiant contre la "loi Pécresse" sur l'autonomie des universités, adoptée en août. Prônant la "convergence des luttes" avec les salariés, les militants et sympathisants de différents mouvements d'extrême gauche – SUD-étudiants, JCR, FSE (Fédération syndicale étudiante) CNT (anarcho-syndicaliste) – ainsi que des "inorganisés" cherchent à propager le mot d'ordre d'"abrogation" de cette loi.


Parallèlement, l'UNEF – qui n'avait pas mené bataille contre le principe de la loi  – appelle les étudiants à se"mobiliser", mais surtout dans la perspective de la journée d'action des syndicats de la fonction publique le 20 novembre. L'organisation réclame en priorité des mesures sociales en faveur des étudiants ainsi qu'une amélioration des conditions d'études en licence.

BARRAGES FILTRANTS

La journée du mardi 30 octobre a marqué le franchissement d'un cap. Dans une dizaine de sites universitaires, principalement de lettres et de sciences humaines, où des réunions s'étaient déjà tenues ces dernières semaines, de nouvelles assemblées générales ont eu lieu. Elles ont réuni plusieurs centaines de participants à la faculté parisienne de Tolbiac, à Toulouse-Le Mirail, Caen, Aix-en-Provence, Rouen, Reims et Nanterre


Aux cris de "Medef, la fac ne sera pas ton fief" ou "Du fric pour nos facs", des cortèges ont réuni de 200 à 300 personnes à Caen (Calvados), à Rouen (Seine-Maritime), Toulouse (Haute-Garonne) et Paris. Les grévistes ont mis en place des barrages filtrants aux entrées des universités à Rouen, Nanterre et Aix-en-Provence, où la faculté de lettres et sciences humaines a été fermée jusqu'à la fin de la semaine sur décision du président de l'université. A Paris, sur le site de Tolbiac, les grévistes ont bloqué l'entrée. Une "coordination" réunie les 27 et 28 octobre à Toulouse avait lancé un appel à "l'abrogation inconditionnelle et immédiate" de la loi LRU (liberté et responsabilité des universités), décrite comme un instrument de "démantèlement de l'enseignement supérieur" et de gestion des universités "comme des entreprises, sur des bases de rentabilité".

Principal syndicat étudiant, l'UNEF ne met pas en avant, au niveau national, les mots d'ordre de retrait ou d'abrogation de la loi, mais ses militants ne rejettent pas ces termes dans les assemblées générales. Faisant état d'une "grogne qui monte", l'UNEF a appelé mardi les étudiants à "amplifier leur mobilisation" et à faire du 20novembre la "journée du service public". La majorité des universités de province étant en vacances, la prochaine étape de cette amorce de mouvement étudiant est prévue à partir du lundi 5novembre. Interrogés sur le caractère minoritaire de leur action, des grévistes de Tolbiac répondaient mardi : "Sur le CPE, on avait démarré à 150."


(Source : Le Monde)

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Ritoyenne 31/10/2007 19:08

C'est ça ! Tu utilises notre traffic énorme pour générer des visites sur ton site ! Je t'ai grillé ! Oiseau de malheur !;)

oyseaulx, avec les contributions de la sourys papivore 31/10/2007 17:37

Et, puis, le lien n'est pas actif. Les arcanes de la technique ne le sont pas moins que ceux de la nature.

oyseaulx, avec les contributions de la sourys papivore 31/10/2007 17:32

http://oyseaulx.org/news/pour-en-finir-une-bonne-fois-pour-toutes-avec-ce-monde-de-merdeAh oui, tiens, ça marche. Mais, tout à l'heure, ça ne marchait pas. Comme disaient Telesio et Léonard, la Nature est pleine de mystères.

boby 31/10/2007 16:36

D'ac, mais je n'y assisterai pas, ça tombe au mauvais moment. Mais je ferai suivre les infos, sur mon site, surement. Ou ici.Alors ???

Ritoyenne 31/10/2007 16:03

Merci pour le lien.Je n'ai pas de problème pour faire de copier-coller, dans "l'éditeur visuel", si par cela tu entends "endroit où je tape le commentaire".