Tout Nietzsche

Publié le par Ritoyenne

 

« Tout ce qui est fait par amour 
l’est toujours par delà bien et mal.(§153) »



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Vous trouverez sur cette page tous nos documents sur Nietzsche.

1/
Une vidéo de Nietzsche ?
Nietzsche, en chair et en os ?
Il semblerait que cette vidéo soit truquée. Mais elle est très belle !

2/
Une biographie de Nietzsche
Un document vidéo retraçant la vie et l'oeuvre de Nietzsche. 

3/ Lecture du prologue de Zarathoustra
par M.Lonsdale

4/
Lecture d'un passage du Gai savoir.
(le fameux "Dieu est mort").

5/
Faire face au nihilisme : Nietzsche et P.Legendre par G.Guest

6/ La guerre selon Nietzsche

7/ Ecce Homo : Nietzsche commenté par F.Fédier 

8/ Cours audio de Laruelle: le surhomme de Nietzsche



CITATIONS
merci à www.aufildemeslectures.net et à http://perso.orange.fr/minerva/Citations/Nietzsche.htm
  1. L'homme est une corde tendue entre l'animal et le surhumain - une corde par-dessus un abîme.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 10, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  2. Ce qui est grand dans l'homme c'est qu'il est un pont et non un but : ce que l'on peut aimer dans l'homme, c'est qu'il est une transition et qu'il est un déclin.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 10, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  3. Celui qu'entoure la flamme de la jalousie, celui-là en fin de compte, pareil au scorpion, tourne contre lui-même son dard empoisonné.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 46, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  4. De tout ce qui est écrit, je ne lis que ce que quelqu'un écrit avec son sang. Écris avec ton sang :et tu verras que le sang est esprit.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 50, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  5. Il y a toujours un peu de folie dans l'amour. Mais il y a toujours aussi un peu de raison dans la folie.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 52, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  6. Une vie libre est encore ouverte aux grandes âmes. En vérité, celui qui possède peu est d'autant moins possédé : louée soit la petite pauvreté.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 66, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  7. Jamais encore la vérité ne s'est accrochée au bras d'un intransigeant.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 68, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  8. Ce n'est pas quand elle est sale que celui qui accède à la connaissance répugne à descendre dans l'eau de la vérité, c'est quand elle est peu profonde.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 73, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  9. L'ami doit être passé maître dans l'art de deviner et dans l'art de se taire : tu ne dois pas vouloir tout voir.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 75, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  10. L'un va auprès de son prochain, parce qu'il se cherche lui-même, et un autre parce qu'il aimerait se perdre. Votre mauvais amour pour vous-même fait pour vous de la solitude une prison.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 82, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  11. Et méfie-toi des bons et des justes, ils aiment à crucifier ceux qui s'inventent leur propre vertu - ils haïssent le solitaire.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 86, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  12. À certains hommes tu ne dois pas donner la main, mais seulement la patte : et je veux que ta patte ait aussi des griffes.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 86, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  13. Beaucoup de courtes folies, - c'est ce qui, chez nous, se nomme amour. Et votre mariage finit beaucoup de courtes folies, en une longue bêtise.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 95, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  14. On paie mal un maître en ne restant toujours que l'élève.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 105, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  15. Vous ne vous étiez pas encore cherchés : alors vous m'avez trouvé. C'est ce que font tous les croyants ; c'est pourquoi toute foi compte si peu.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 106, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  16. Créer, - voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 115, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  17. Vouloir libère.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 116, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  18. [...] qu'y aurait-il donc à créer s'il y avait des dieux ?
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 116, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  19. Il est difficile de vivre avec des humains, parce qu'il est difficile de se taire.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 120, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  20. Il faut retenir son cœur, car si on le laissait aller, combien vite, alors, on perdrait la tête !
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 120, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  21. [...]il n'y a de résurrections que là où il y a des tombeaux.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 156, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  22. La grâce fait partie de la générosité d'âme de ceux qui ont l'esprit tourné vers les grandes choses.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 163, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  23. Ce que je préférerai, - c'est ce dont s'abuse l'esprit abusé -, c'est d'aimer la terre comme l'aime la lune et de n'effleurer sa beauté que des yeux.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 170, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  24. Qui ne croit en lui-même, ment toujours.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 172, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  25. Les plus grands événements ce ne sont pas nos heures les plus bruyantes, mais nos heures les plus silencieuses.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 184, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  26. [...] c'est tard que tu es devenu jeune [...]
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 207, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  27. Apprendre à détourner les yeux de soi-même pour voir beaucoup de choses, - cette dureté est nécessaire à tous ceux qui gravissent des montagnes.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 213, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  28. [...] celui qui loue fait semblant de rendre, mais, en vérité, il veut qu'on lui donne !
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 235, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  29. Faites donc ce que vous voulez, - mais soyez d'abord de ceux qui peuvent vouloir !
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 240, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  30. La bêtise des bons est insondable.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 262, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  31. [...] celui qui un jour veut apprendre à voler, celui-là doit d'abord apprendre à se tenir debout et à marcher et à courir, à grimper et à danser - ce n'est pas du premier coup d'aile que l'on conquiert l'envol !
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 276, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  32. L'homme est quelque chose qu'il faut surmonter.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 282, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  33. [...] tout ce qui a son prix est de peu de valeur.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 289, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  34. Il y a de la sagesse dans le fait que beaucoup de choses dans le monde sentent mauvais : le dégoût lui-même donne des ailes et des forces pour deviner les sources.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 291, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  35. Et il existe des choses si bien inventées qu'on croirait la poitrine d'une femme : utile et agréable à la fois.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 294, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  36. Il ne faut pas vouloir être le médecin d'incurables.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 295, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  37. Et souvent il y a plus de bravoure à se retenir et à passer : pour se réserver pour un ennemi plus digne.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 298, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  38. C'est entre ce qui est le plus semblable que l'apparence fait les plus beaux mensonges ; car c'est par-dessus le plus petit abîme qu'il est le plus difficile de tendre un pont.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 311, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  39. [...] le danseur n'a-t-il pas ses oreilles dans ses orteils!
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 322, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  40. Deviens qui tu es !
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 338, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  41. Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié !
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 354, Éd. Livre de poche n° 987)
     
  42. Dans la véritable conscience du savoir, il n'y a ni grandes, ni petites choses.
    (Ainsi parlait Zarathoustra, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, p. 354, Éd. Livre de poche n° 987
  43. " A supposer que la vérité soit femme, n’a-t-on pas lieu de soupçonner que tous les philosophes, pour autant qu’ils furent dogmatiques, n’entendaient pas grand chose aux femmes et que l’effroyable sérieux, la gauche insistance avec lesquels ils se sont jusqu’ici approchés de la vérité, ne furent que des effort maladroits et mal appropriés pour conquérir justement les faveurs d’une femme ? Certes elle ne s’est pas laissée séduire, - et toute dogmatique de quelque sorte soit-elle, se tient aujourd’hui dans une attitude chagrine et déconfite. Si du moins il subsiste encore une dogmatique ! Car il est des railleurs pour prétendre qu’elle est tombée, qu'elle gît au sol, plus encore : que toute dogmatique est la dernière extrêmité. " Par-delà bien et mal ; Préface – traduit par Cornélius Heim – Folio Essais
  44. " C’était mettre la vérité sans dessus dessous et nier le perspectivisme, condition fondamentale de toute vie, que de parler de l’esprit et du bien comme Platon l’a fait… " Par-delà bien et mal ; Préface – traduit par Cornélius Heim – Folio Essais.
  45.  
  46. " Chez un philosophe, au contraire, rien n’est impersonnel, et sa morale surtout témoigne rigoureusement de ce qu’il est, car elle révèle les plus profond instincts de sa nature et la hiérarchie à laquelle ils obéissent. " Par-delà bien et mal ; §6 – traduit par Cornélius Heim – Folio Essais.
  47.  
  48. " Il est temps de remplacer la question kantienne : " comment les jugements synthétique a priori sont-ils possibles ? " par cette autre question : " Pourquoi est-il nécessaire de croire en un tels jugements ? ", autrement dit de comprendre que la conservation d’êtres de notre espèce exige que nous y ajoutions foi. Ce qui n’empêche pas, bien entendu, que ces jugements puissent être faux. " Par-delà bien et mal ; §11 – traduit par Cornélius Heim – Folio Essais.
  49.  
  50. Mais les philosophes proprement dits [et non les ouvriers de la philosophie qui sont taillés sur le noble modèle de Kant et de Hegel] sont des hommes qui commandent et qui légifèrent : ils disent " il en sera ainsi ! ", ils déterminent la destination et la finalité de l’homme et disposent pour cela du travail préparatoire de tous les ouvriers de la philosophie, de tous ceux dont le savoir domine le passé ; ils tendent vers l’avenir des mains créatrices, tout ce qui est, tout ce qui fut, leur devient moyen, instrument, marteau. Leur " connaissance " est création, leur création est législation, leur volonté de vérité est volonté de puissance. – Y a-t-il aujourd’hui de tels philosophes ? Y eut-il déjà de tels philosophes ? Ne faut-il pas qu’il y ait de tels philosophes ?… " Par-delà bien et mal ; §211 – traduit par Cornélius Heim – Folio Essais.
  51.  
  52. " Toute philosophie dissimule aussi une philosophie ; toute opinion est aussi une cachette, toute parole aussi un masque. " Par-delà bien et mal ; §289 – traduit par Cornélius Heim – Folio Essais.
  53. " L’enseignement, dans les grand Etats, sera toujours tout au plus médiocre, pour la même raison que, dans les grandes cuisines, on ne mijote jamais, en mettant les choses aux mieux, qu’une chère médiocre. " Humain, trop humain I ; § 467. L’enseignement. – traduit par Robert Rovini – Folio Essais.
  54.  
  55. " La civilisation ne saurait se passer des passions, des vices et des cruauté. " Humain, trop humain I ; § 477. La guerre indispensable. – traduit par Robert Rovini – Folio Essais.
  56.  
  57. " C’est conjouir, et non pas compatir, qui fait l’ami. " Humain, trop humain I ; § 499. L’ami. – traduit par Robert Rovini – Folio Essais.
  58.  
  59. " Il faut se garder de fonder sa vie sur une base d’appétits trop étroite ; car, à s’abstenir des joies que comportent situations, honneurs, corps constitués, voluptés, commodités, arts, un jour peut venir où l’on s’aperçoit qu’au lieu de la sagesse, c’est le dégoût de vivre que l’on s’est donné pour voisin par ce renoncement. " Humain, trop humain II ; § 337. Danger qui guette les abstinents. – traduit par Robert Rovini – Folio Essais.
  60.  
  61. " Quelle dose de vérité un esprit sait-il supporter, sait-il risquer ? Voilà qui, de plus en plus, devint pour moi le vrai critère des valeurs. L’erreur (la croyance en l’idéal) n’est pas aveuglement, l’erreur est lâcheté… " Ecce Homo, comment on devient ce que l’on est ; avant propos §3 – traduction J.C. Hémery – Foli Essais.
  62.  
  63. "  Maintenant je vous ordonne de me perdre et de vous trouver ; et ce n’est qu’après que vous m’aurez tous renié que je vous reviendrai… " Ecce Homo, comment on devient ce que l’on est ; avant propos §4 – traduction J.C. Hémery – Foli Essais.
  64.  
  65. Le négateur du hasard. – Nul vainqueur ne croit au hasard. " Gai savoir – livre troisième, § 258 – traduction P. Klossoowski – Folio Essais.
  66.  
  67. Une fois un. – Un seul a toujours tort : mais avec deux commence la vérité. – Un seul ne peut se prouver : mais il suffit de deux pour qu’on ne puisse plus les réfuter. " Gai savoir – livre troisième, § 260 – traduction P. Klossoowski – Folio Essais.
  68.  
  69. " …l’homme supérieure devient à la fois plus heureux et plus malheureux. Cependant il est constamment accompagné d’un délire : il croit en effet être placé, en tant que spectateur et auditeur, devant le grands spectacle symphonique, la vie ; il nomme sa nature contemplative sans s’apercevoir que lui-même est également le poète de la vie, qui en poursuit l’élaboration poétique… " […] " Nous autres méditatifs-sensibles, sommes en réalité ceux qui produisons sans cesse quelque chose qui n’existe pas encore : la totalité du monde, éternellement en croissance, des appréciations, des couleurs, des poids, des perspectives, des degrés, des affirmations et des négations. " […] " Tout ce qui a quelque valeur dans le monde actuel, ne l’a pas en soi, ne l’a pas de sa nature – la nature est toujours sans valeur – mais a reçu un jour de la valeur, tel un don, et nous autres nous en étions les donateurs ! C’est nous qui avons crée le monde qui concerne l’homme ! – Mais c’est là justement la notion qui nous manque, et s’il nous arrive de la saisir un instant, nous l’avons oubliée l’instant d’après : nous méconnaissons notre meilleur force, nous nous sous-estimons quelque peu, nous autres contemplatifs – nous ne sommes ni aussi fiers ni aussi heureux que nous pourrions l’être. " Gai savoir ; livre cinquième, § 301 – traduction P. Klossowski – Folio Essais.
  70.  
  71. " Car je ne sais pas quel but pourrait avoir la philologie classique, à notre époque, si ce n’est celui d’agir d’une façon inactuelle, c'est-à-dire contre le temps, et par là même, sur le temps, en faveur je l’espère, d’un temps à venir. " Seconde considération intempestive : De l’utilité et de l’inconvénient des études historique pour la vie ; préface – traduction Henri Albert – Garnier Flammarion (page 73).
  72.  
  73. " Mais le plus petit comme le plus grand bonheur sont toujours crées par une chose : le pouvoir d’oublier, ou, pour m’exprimer en savant, la faculté de sentir, abstraction faite de toute idée historique, pendant toute la durée du bonheur. " Seconde considération intempestive : De l’utilité et de l’inconvénient des études historique pour la vie ; §1 – traduction Henri Albert – Garnier Flammarion (page 77).
  74.  
  75. " Toute action exige l’oubli, comme tout organisme a besoin, non seulement de lumière, mais encore d’obscurité. Un homme qui voudrait ne sentir que d’une façon purement historique ressemblerait à quelqu’un que l’on aurait forcé de se priver de sommeil, ou bien à un animal qui serait condamner à ruminer sans cesse les mêmes aliments. " Seconde considération intempestive : De l’utilité et de l’inconvénient des études historique pour la vie ; §1 – traduction Henri Albert – Garnier Flammarion (page 78).
  76.  
  77. " Il y a un degré d’insomnie, de rumination, de sens historique qui nuit à l’être vivant et finit par l’anéantir, qu’il s’agisse d’un homme, d’un peuple ou d’une civilisation. " Seconde considération intempestive : De l’utilité et de l’inconvénient des études historique pour la vie ; §1 – traduction Henri Albert – Garnier Flammarion (page 78).
  78.  
  79. Ce n’est que par la plus grande force du présent que doit être interprété le passé : ce n’est que par la plus forte tension de vos facultés les plus nobles que vous devinerez ce qui, dans le passé, est digne d’être connu et conservé, que vous devinerez ce qui est grand. " Seconde considération intempestive : De l’utilité et de l’inconvénient des études historique pour la vie ; §6 – traduction Henri Albert – Garnier Flammarion (page 130).
  80.  
  81. " Quant au idoles qu’il s’agit d’ausculter, ce ne sont cette fois pas des idoles de l’époque, mais des idoles éternelles, que l’on frappe ici du marteau comme d’un diapason – il n’est pas d’idoles plus anciennes, plus sûres de leur fait, plus enflées de leur importance… Pas non plus de plus creuses… Cela ne les empêche pas d’être celles auxquelles on croit le plus. " Crépuscule des idoles – Avant-propos – Traduction J.C. Hémery – Folio Essais.
  82.  
  83. " La morale, dans la mesure où elle condamne dans l’absolu, et non au regard de la vie, par égard pour la vie, ou en regard des intentions de la vie, est une erreur intrinsèque, qui ne doit inspirer aucune pitié et relève d’une idiosyncrasie de dégénéré qui a déjà fait un mal infini !… " Crépuscule des idoles – La morale une Anti-nature, §6 – Traduction J.C. Hémery – Folio Essais.
  84.  
  85. " Dans d’autres cas, la forme aphoristique de mes écrits présente une difficulté : de nos jours on n’accorde pas suffisamment de poids à cette forme. Un aphorisme, si bien frappé soit-il, n’est pas " déchiffré " du seul fait qu’on le lit ; c’est alors que doit commencer son interprétation, ce qui demande un art de l’interprétation. " […] " Evidemment pour pouvoir pratiquer la lecture comme un art, une chose avant tout autre est nécessaire, que l’on a parfaitement oubliée de nos jours – il se passera donc encore du temps avant que mes écrits soient " lisibles " -, une chose qui nous demanderait presque d’être de la race bovine et certainement pas un " homme moderne ", je veux dire : savoir ruminer… " Généalogie de la morale – Avant-propos, §8 – traduction I. Hildenbrand et J. Gratien – Folio Essais (page 17).
  86. " Il faut renverser nos idées au sujet de la mémoire : c’est là que réside la principale tentation de croire à une " âme " capable de reproduire, de reconnaître, etc., en dehors du temps. Mais le vécu survit " dans la mémoire " ; qu’il " revienne ", je n’y peux rien le vouloir n’intervient pas, pas plus que dans la venue d’aucune pensée. Il arrive une chose dont je prends conscience : maintenant une chose analogue arrive – qui l’appelle ? qui l’éveille ? " Volonté de puissance I, livre premier §93 – traduction Geneviève Bianquis – TEL Gallimard.
  87. " La " causalité " nous échappe ; admettre entre les pensées un lien immédiat, causal, comme le fait la logique – c’est la conséquence de l’observation la plus grossière et la plus lourde. Toute sorte d’émotion se jouent entre deux pensées : mais les mouvements en sont trop rapides, c’est pourquoi nous les méconnaissons, nous les nions… " Volonté de puissance I, livre premier §96 – traduction Geneviève Bianquis – TEL Gallimard
  88. " Nos valeurs sont des interprétations introduites par nous dans les choses. Pourrait-il y avoir une signification dans l’en-soi !? Toute signification n’est elle pas justement une signification relative, une perspective ? Toute signification est volonté de puissance (toutes les significations relatives s’y peuvent ramener). " Volonté de puissance I, livre deuxième §134 – traduction Geneviève Bianquis – TEL Gallimard
  89. " Qu’on veuille bien, pour une fois, remonter en arrière. Si l’univers avait un but, ce but devrait être atteint. S’il y avait pour lui un état terminal, il devrait de même l’avoir atteint. " Volonté de puissance I, livre deuxième §322 – traduction Geneviève Bianquis – TEL Gallimard.

Publié dans La philosophie en vie

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