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La philosophie en vie

Samedi 22 mars 6 22 /03 /Mars 23:25



Séminaire
 La connaissance historique des Grecs anciens
Emission diffusée le
> 31 Janvier 2008
  Ecouter le programme



Dans le prolongement des séminaires de l¿année 2005-2006 où il avait été question de la sensation et de la hiérarchie des sens, ainsi que des degrés de la connaissance chez les Présocratiques, ceux de cette année exploiteront les résultats obtenus et dégageront au sein de la connaissance empirique des Grecs anciens la structure et la place de l¿historia. Ils montreront aussi comment au sein de cette province de la connaissance empirique s¿est autonomisée celle de l¿étude des événements et, au delà, du genre historique.

Un séminaire donné par Catherine Darbo-Peschanski.
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Vendredi 21 mars 5 21 /03 /Mars 23:50
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Jeudi 20 mars 4 20 /03 /Mars 23:37
Questions d'éthique
par Monique Canto-Sperber
le samedi de midi à 12h30
  Questions d'éthique




Ecoutez



 
 
émission du samedi 2 février 2008
Enquête sur la démocratie avec Pierre Manent

 
     
 
           
les livres
 

 
 

 
Pierre Manent
Cours familier de philosophie politique
Tel Gallimard - 2004 (1ère éd. 2001)

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Comment nous orienter dans le monde ? C'est la philosophie politique qui peut le mieux nous y aider, répond Pierre Manent. Son livre propose un tableau raisonné du monde actuel. Il est, par là même, nécessairement aussi une réflexion sur le siècle écoulé, sur les guerres et les totalitarismes qui en ont occupé une si grande part.
L'auteur s'efforce de saisir les articulations selon lesquelles notre monde s'ordonne et se meut. Il considère d'abord notre régime - la démocratie ; puis notre forme politique - la nation. Il réfléchit sur les rapports que l'une entretient avec l'autre et sur la crise qui les menace : au seuil du nouveau siècle, la démocratie tend à se détacher non seulement du cadre politique national accoutumé, mais même de toute forme politique reconnaissable. Les cœurs sont émus et les esprits obnubilés par la perspective prochaine d'une démocratie pure, délivrée de la vieille politique, et qui règnerait sans partage selon les règles du droit et les maximes de la morale. Telle est la «grande illusion» de notre temps. Cette «grande illusion», selon Pierre Manent, est de voir dans la politique l'obstacle qui nous empêche d'accéder à la vraie vie. C'est au contraire l'ordre politique qui est le véritable ordre humain.
- Présentation de l'éditeur -

 
 

 
Pierre Manent
Enquête sur la démocratie
Gallimard - 15 novembre 2007
 

Études de philosophie politique. Les Européens ont aujourd'hui bien du mal à s'entendre, mais il y a au moins un sujet qui semble les réunir : c'est la démocratie. Que nous soyons libéraux ou socialistes, modérés ou radicaux, progressistes ou conservateurs, nous sommes tous, ou nous voulons tous être, des démocrates. Il existe de profonds désaccords entre les partisans de la démocratie radicale et les défenseurs de la démocratie libérale, mais ces désaccords seraient impossibles sans un attachement commun à l'idée démocratique. Mais comment caractériser cet attachement ? Depuis quand nous disons-nous démocrates ? Et pourquoi le sommes-nous ? Telles sont les questions auxquelles répond cette Enquête rassemblant des textes écrits sur près de trente ans. Contribution précieuse à l'histoire de la philosophie politique, elle offre aussi une analyse très éclairante des problèmes actuels de la démocratie, et se conclut par une mise en garde. Réduire la démocratie aux seuls droits de l'homme et la dégager du cadre national où elle s'est épanouie, comme tendent à le faire les Européens d'aujourd'hui, c'est vouloir se soustraire à notre condition politique et sortir de l'Histoire.
-4e de couverture-

 

 
Pierre Manent
La cité de l'Homme
Flammarion - 1998

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La conscience et le désir d'être moderne tiennent à une contradiction irrésolue, que la "modernité" recouvre et dont elle vit : celle entre la cité et l'Eglise, entre le paganisme et le christianisme, entre la nature et la grâce. L'homme moderne est celui qui, réfutant Athènes par Jérusalem et Jérusalem par Athènes, ne cesse de désirer, et d'apercevoir à sa portée une troisième cité qui, pourtant, ne cesse de lui échapper : la cité de l'homme.





voir aussi
La démocratie malade? Fleury, Badiou, Manent
P.Legendre: "la démocratie, cet ersatz de religion"
La démocratie selon R.Legros et M.Gauchet
Des politiques qui ne servent à rien ? (P.Zaoui)
Arendt - La signification de la philosophie de Hobbes
La médiéviste M.Davy sur la religion (vidéo)

Marcel Gauchet: politique et religion (vidéos) 

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Mercredi 19 mars 3 19 /03 /Mars 23:47


La poétique de Mallarmé ou l'artiste sait-il ce qu'il fait ?
André Stanguennec (28'43)






source :
http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/





voir aussi
L'art selon Descartes et Proust
Bernard Sève sur la musique
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Lundi 17 mars 1 17 /03 /Mars 23:52
Les nouveaux chemins de la connaissance
par Raphaël Enthoven
du lundi au vendredi de 19h30 à 20h
  Nouveaux chemins de la connaissance (les)



1- L'androgyne
Ecoutez
2- Eros philosophos
Ecoutez
3- Er le Pamphylien
(grève)
4- Le chant du cygne
Ecoutez
5- Nietzsche et l'écriture
Ecoutez  

 
 
émissions du 11 au 15 février 2008
Platon soleil coupé : une évocation des mythes

 
 
  A quoi bon le mythe ? Comment comprendre l’amour de Platon pour les histoires à dormir debout ? Est-ce en pédagogue que le maître censeur choisit, de temps en temps, de remplacer la démonstration par un récit ? Est-ce, comme Descartes, pour être « même compris des femmes » (et des enfants) qu’il se met à raconter des histoires ? La philosophie est affaire de raison, dit-on, le reste, c’est de la littérature… Précisément. Si l’usage du mythe n’était qu’une stratégie, le mythe serait le parent pauvre ou le marchepied de la philosophie, alors qu’il en est , peut-être, la raison d’être, l’avenir et le secret : une façon de penser sans recourir aux béquilles du concept, l’art de troquer la vérité contre sa mise en scène. Le mythe, c’est le début des métaphores, la fine pointe narrative de la pensée. Le mythe, c’est le début de l’histoire.
Une semaine de philosophie poétique dans les NCC…

  Invités

 
Monique Dixsaut.  Professeur émérite de Philosophie antique à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne.
 
   
 
           
des livres à découvrir
 

 
 

 
Monique Dixsaut
Métamorphoses de la dialectique dans les dialogues de Platon
Vrin, Paris. Collection Bibliothèque d'histoire de la philosophie au format poch - 15 novembre 2001
 

Comprendre ce qui est, c'est pour Platon dialectiser. Ce trait essentiel de sa philosophie est inséparable de sa conception de la pensée comme dialogue intérieur de l'âme et de sa position de Formes intelligibles. La dialectique ne peut donc ni se réduire à un simple art de converser ni à une procédure logique, elle est la forme même du savoir.

Ce livre examine tous les textes où se trouve réfléchie la discussion socratique et où sont tracés les chemins qu'emprunte la puissance dialectique. On verra que la forme antérieure - la capacité de donner et de recevoir le logos, d'interroger et de répondre - peut toujours se lire dans les formes raffinées que revêt la science dialectique : de la maïeutique à la division, il n'y a ni rupture, ni évolution continue. Et si les descriptions données diffèrent chaque fois, cela ne tient pas à une évolution de la pensée de Platon ; la puissance dialectique se métamorphose en fonction du problème posé. Il s'agit donc de mettre en évidence des mutations sans rupture, les reprises d'une pensée qui cherche toujours dans la même direction, et cependant toujours autrement.

- 4e de couverture -

 
 

 
Geneviève Droz
Les mythes platoniciens
Seuil. Collection Points Sagesses - 23 janvier 1992
 

Un précieux répertoire des mythes de Platon

 
 

 
Monique Dixsaut
Le naturel philosophe
Vrin, Paris. Collection Tradition de la pensée classique - 1er octobre 2001
 

Il se pourrait qu'il n'y ait rien de commun entre ce que nous nommons philosophie et ce que Platon nomme pour la première fois philosophia. Sous ce nom ne s'est pas d'abord comprise la spécificité d'un savoir mais une certaine relation de désir au savoir, qui modifie les deux termes. Tout a été brouillé par la pâle interprétation de l'érotique platonicienne comme élan vers un ineffable, ascension vers une contemplation. Désirer penser, c'est penser. Chez Platon, la philosophie n'est encore assurée ni de sa possibilité, ni de sa réalité, ni de sa définition, ni même de son nom, elle l'est seulement, et seulement pour elle-même, de sa nécessité. Si la philosophia désigne essentiellement la manière propre qu'a l'intelligence de désirer, il n'y a pas plus d'intellect séparé de l'âme que de philosophie sans philosophe.

Il s'agit donc, dans cet ouvrage, de faire deux choses en même temps. D'un côté, déterminer les différents sens donnés par Platon au terme philosophia : dénommant, dans les premiers dialogues, l'activité propre et la force qui anime un personnage, Socrate, la philosophia reçoit du Phédon jusqu'au Phèdre ses dimensions intérieures et est pensée comme nature ; ensuite, sa modalité dialectique se précise tandis que s'opère sa déduction politique et cosmologique. De l'autre, lire chaque dialogue comme l'exercice d'une philosophia, ce qui signifie ne pas s'encombrer de thèses, de théories et de méthodes et lire avec scrupule et liberté les textes les plus subtilement ironiques, les plus volontairement fragmentés, les plus multiplement médiatisés qui soient.

- 4e de couverture -

 
 

 
Monique Dixsaut
Platon: le désir de comprendre
Vrin, Paris. Collection Bibliothèque des philosophies - 7 octobre 2003
 

"- Eh bien, sur ce point, ne nous trouvons-nous pas en complète opposition avec ce qu'on pense généralement du philosophe ?

- On ne peut plus complète, dit-il.

- Notre défense ne sera-t-elle pas à la mesure du problème si nous disons ceci : celui qui aime véritablement apprendre est par nature porté à lutter pour atteindre ce qui est ; il ne s'attache plus à chacune des multiples choses que l'opinion croit exister, il avance, sans laisser son désir faiblir et s'éteindre, jusqu'à ce qu'il ait saisi la nature de ce qu'est en elle-même chaque réalité, par la partie de son âme à laquelle il convient d'y accéder - or cela convient à ce qui est apparenté ; une fois qu'il s'est approché de ce qui existe réellement et s'y est uni, il engendre intelligence et vérité, et, dès lors, il connaît, vit et se nourrit véritablement ; c'est bien ainsi, n'est-ce pas, mais pas avant, que cessent pour lui les douleurs de l'enfantement ?"

Platon, République

- 4e de couverture -
 





voir aussi
Tout Platon
Socrate le sorcier par N.Grimaldi
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Dimanche 16 mars 7 16 /03 /Mars 23:04
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Samedi 15 mars 6 15 /03 /Mars 23:13

Les vendredis de la philosophie
par François Noudelmann
le vendredi de 10h à 11h
  Vendredis de la philosophie (les)



Ecoutez

 
 
émission du vendredi 15 février 2008
Les passions de Hobbes

 

  Par François Noudelmann
Réalisation: Clotilde Pivin

"La nature a pourvu les hommes de remarquables verres grossissants qui sont leurs passions et leur amour d'eux-mêmes" écrit Hobbes, au XVIIe siècle, dans le Léviathan. Si les actions humaines sont gouvernées par l'instinct de survie et la satisfaction des intérêts, elles sont toutefois perturbées par les passions. Ces loupes déformantes trompent les humains qui ne voient plus ce qui leur est profitable et courent après des puissances chimériques.
Face à l'empire des passions, la raison n'est pas suffisamment efficace car le désir de puissance, jamais comblé, fait miroiter aux sujets un fantasme d'avenir. Ainsi de la gloire et de ses excès, la rage ou la fureur : elle pousse à la surenchère et au conflit destructeur. Le diagnostic vaut pour chaque individu et pour les nations, hier comme aujourd'hui. Quels sont les remèdes proposés par le philosophe anglais?

  Invités

 
Luc Foisneau.  chargé de recherche à l'EHESS

 
Jean-Pierre Marcos.  maître de conférences à l'université de Paris 8

 
Dominique Weber.  professeur de Première supérieure au lycée de Vanves
 
     
 
           
des livres à découvrir
 

 
 

 
édition de Luc Foisneau et Denis Thouard
Kant et Hobbes : de la violence à la politique
Vrin - 2005
 

La philosophie de Kant repose, dans sa structure juridico-politique, sur l'édifice théorique de la philosophie de Hobbes, dont elle prétend pourtant être l'antithèse et l'antidote par son insistance sur la liberté et l'émancipation. Qu'il s'agisse de la discipline imposée aux citoyens, de l'arbitrage qui dénoue les conflits civils et scientifiques, ou du dépassement de l'état de violence originel, le Léviathan contribue paradoxalement à l'édification d'une philosophie critique. Le jugement du souverain chez Hobbes et le tribunal de la raison chez Kant reposent, dans leur ordre respectif, sur une commune conviction: l'apaisement des conflits ne peut provenir que d'une procédure d'arbitrage. Les études réunies ici interrogent de façon nouvelle, en associant les perspectives de spécialistes britanniques, allemands et français, les conditions politiques de la pensée de Kant, à partir de l'examen des concepts fondamentaux - autorité, discipline, moralité, république, citoyenneté, etc. - autour desquels se noue le dialogue avec la pensée de Hobbes.

-4ème de couverture-

 

 
Luc Foisneau
Hobbes et la toute-puissance de Dieu
PUF - 2000
 


 
 

 
Dirigé par Jean-Pierre Marcos
La lettre et le lieu : présence du modèle et action de la structure en psychanalyse (Freud et Lacan)
Kimé - 2005
 

Que la psychanalyse s'avère un art du singulier ne la dispense pas d'élaborer et de développer un savoir de et sur sa pratique. A ce titre, la psychanalyse est aussi une aventure théorique pour celles et ceux qui s'y trouvent, peu ou prou, engagés.

Mais, l'ambition de proposer une intelligence du psychisme inconscient se heurte aux problèmes épistémologiques communs à toute constitution par une discipline de savoir de ses objets, au nombre desquels figure en bonne place, la question de la modélisation du phénomène observé.

Or, de Freud à Lacan se dessine une perspective topique chez l'un et topologique chez l'autre pour laquelle l'extension devient la référence déterminante du psychisme.

Cet ouvrage s'organise donc autour de la question du lieu psychique, de la localisation de la lettre ou du signifiant en interrogeant les différents modèles convoqués ainsi que la catégorie elle-même de modélisation, du point de vue précisément d'une présentation spatiale du lieu psychique.

Cette problématique se trouve ici déployée à plusieurs voix. Pluralité à laquelle il revient, peut-être, le mérite de compliquer la question plutôt que de prétendre la régler.
-4ème de couverture-

 
 

 
Dominique Weber
Hobbes et l'histoire du salut : ce que le Christ fait à Léviathan
PUPS - 2007
 

Cet ouvrage se penche sur la conceptualisation hobbesienne des temps du salut chrétien et sur les matériaux qui ont servi à l'élaboration de son oeuvre philosophique.

 
 

 
Dominique Weber
Hobbes et le désir des fous : rationalité, prévision et politique
PUPS - 2008
 

Selon Thomas Hobbes, l'homme est fondamentalement un être de désir. Cela veut dire qu'il est un champ de forces variables, traversé de puissances pouvant s'affronter durement et provoquer de graves délitements des dimensions temporelles. Il s'agit dès lors, dans la composition des puissances humaines, de parvenir à l'équilibre qui soit le meilleur possible. Mais cela implique aussi toujours que le déséquilibre puisse l'emporter : lorsque l'homme ne parvient pas, ou plus, à organiser une gestion rationnelle de ses puissances dans le temps, l'emprise d'une passion particulière et exclusive le faisant sombrer alors dans la folie. Pour Hobbes, le «séisme» de la folie n'ouvre certes aucun accès au sujet pour découvrir une vérité sur lui-même ; c'est toutefois le déséquilibre, et lui seul, qui fournit la lumière adéquate permettant de comprendre comment peuvent se réaliser les conditions de l'équilibre. À ce titre, la folie est alors peut-être le centre véritable de l'anthropologie hobbesienne. Le reconnaître doit conduire à lire à nouveaux frais les principes directeurs de la philosophie politique du «Monstre de Malmesbury», notamment en ce qui concerne la docilité attendue des hommes, docilité entendue au double sens de la capacité à apprendre et de la capacité à obéir à la loi.
-4ème de couverture-



voir aussi
Arendt : signification de la philosophie de Hobbes
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Vendredi 14 mars 5 14 /03 /Mars 09:23



Qu'est ce que s'orienter dans la pensée ? 

Conférence du 21 janvier 2000 par Jacques Bouveresse. Reprenant à son compte le questionnement kantien : "qu'est-ce que s'orienter dans la pensée ?", Jacques Bouveresse s'interroge sur le rôle de la philosophie aujourd'hui et sur sa capacité à pouvoir y apporter une réponse. Le philosophe est-il mieux placé que l'homme ordinaire ? Revenant sur les conditions qui ont vu cette question se poser au 18e siècle, il évalue la persistance de cette interrogation aujourd'hui. Les valeurs propres au siècle des lumières, telles que l'universalité, sont-elles encore pertinentes pour appréhender et comprendre le monde contemporain ?


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Jeudi 13 mars 4 13 /03 /Mars 23:40
A voix nue
par Marc Voinchet (coordinateur)
du lundi au vendredi de 20h à 20h30
  A voix nue



Ecoutez


 
 
émissions du 21 au 26 janvier 2008
Stanley Cavell avec Philippe Petit

 
 

           
les livres
 

 
 

 
Stanley Cavell
Sens de Walden
Théâtre Typographique, Courbevoie - 4 juin 2007
 

"Je ne suis pas plus seul que le plongeon qui dans l'étang rit si fort."

- 4e de couverture -

traduit de l'anglais par Bernard Rival & Omar Berrada

 
 

 
Stanley Cavell
Un ton pour la philosophie
Bayard - 10 avril 2003

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Rechercher le ton de la philosophie, c'est avant tout s'interroger sur la voix du philosophe, sur sa prétention à parler au nom de tous, à s'universaliser. C'est la question du statut de l'intellectuel qui est alors posée, de sa capacité à dire « nous » à partir du « je », à être représentatif. Cette question est au coeur du travail philosophique puisqu'elle accompagne son arrogance fondamentale, sa prétention à éduquer et à parler pour.
Stanley Cavell nous livre ici le récit de certains moments fondateurs de sa propre existence, convaincu que l'autobiographie est un des fondements de la philosophie. Dans le « nous » du philosophe, il y a toujours un « je ».
Revenir à la voix, c'est aussi inévitablement s'intéresser à nos énoncés et à nos accords de langage, et donc finalement à la démocratie, qui repose sur la capacité de chacun d'avoir ou, tout au moins, de revendiquer une voix.
C'est enfin rechercher une voix pure, une parole exemplaire, à travers le cinéma et l'opéra.
C'est au prix de ces multiples détours -l'autobiographie, le langage, l'opéra - que l'on peut repenser l'acte même de philosopher et inventer un nouveau ton pour la philosophie, celui de l'ordinaire.

- Note de l'éditeur -

 

 
Stanley Cavell,
La voix de la raison : Wittgenstein, le scepticisme, la moralité et la tragédie, trad. Sandra Laugier, Nicole Balso
Paris, Seuil, « L'Ordre philosophique » - 1996 nouv. éd.
 

[épuisé]

 
 

 
Stanley Cavell
Le cinéma nous rend-il meilleurs ?
Bayard - 16 octobre 2003

Commander

Qu’est-ce que le cinéma peut bien nous apprendre du bien ? Peut-on même trouver un rapport entre les deux ? Que l’on aille au cinéma pour se distraire ou pour s’instruire, loin de nous l’idée que l’on y va pour se perfectionner…
Celui qui nous convie à cette réflexion est un des philosophes américains les plus importants aujourd’hui. L’un des plus Américains aussi, car il fonde sa manière de philosopher sur la spécificité de la culture américaine. Le cinéma hollywoodien des années trente tient lieu de culture commune et c’est donc par l’étude de ces films que l’on peut philosopher. Mettre le cinéma au cœur de la philosophie, la révolution fut si profonde qu’elle fut difficile à faire admettre, mais aujourd’hui les écrits de Stanley Cavell sur le cinéma sont largement traduits et connus en France.
Loin des morales abstraites, ce que le cinéma et en particulier les comédies de remariage nous montrent, ce sont les dialogues qui se nouent au quotidien, ce sont des personnages qui s’affrontent, évoluent et parfois se perfectionnent. Les comédies de remariage s’ouvrent sur une rupture, le couple a donc le temps du film pour se retrouver grâce notamment à sa capacité à communiquer. La scène est privée mais devient une allégorie de la vie démocratique, où chacun doit faire face à autrui sur un pied d’égalité. À la fin de ces comédies, le couple trouve une meilleure manière d’établir la communication, nous permettant d’imaginer une possibilité d’échanges entre les êtres humains.
C’est en s’appuyant sur quelques-unes de ces comédies de remariage mais également sur une lecture croisée de Rohmer et de Shakespeare ou de Capra, que Stanley Cavell nous invite ici à repenser la philosophie, et en particulier la philosophie morale.
- Présentation de l'éditeur -

 
 

 
Stanley Cavell
A la recherche du bonheur - Hollywood et la comédie du remariage
Cahiers du cinéma - 1993

Commander

En quoi le cinéma a-t-il à voir avec la philosophie ? A cette question, Stanley Cavell répond ici en étudiant sept films : Un coeur pris au piège de Preston Sturges, New-York-Miami de Frank Capra, L'impossible M. Bébé de Howard Hawks, Philadelphia story de George Cukor, La dame du vendredi de Howard Hawks, Madame porte la culotte de George Cukor, Cette sacrée vérité de Léo McCarey.
Tous sortis dans les années 30-40, ils inventent un genre nouveau : celui de la "comédie du remariage". Il ne s'agit plus, comme dans la comédie classique, d'unir un jeune homme et une jeune femme et de les conduire au bonheur malgré des difficultés extérieures, mais de ré-unir un homme et une femme après une séparation, dans la recherche d'un bonheur nouveau et différent, en dépit d'obstacles intérieurs.
Cavell examine les raisons et conséquences philosophiques du remariage au cinéma : la naissance d'une femme nouvelle (idéalement incarnée par des actrices comme Katharine Hepburn ou Irene Dunne), la réflexion sur les relations de couple, sur la différence des sexes, sur la nécessité en amour d'une mort et d'une renaissance.
Entre philosophie et cinéma, mêlant Kant et Capra, Emerson et Cary Grant, Nietzsche et Leo McCarey, Shakespeare, Ibsen, Freud et Hawks, Cavell nous donne un regard différent sur ces films
Se dessine alors le véritable sujet du cinéma hollywoodien, à la fois culture de masse et oeuvre de pensée.

- Note de l'éditeur -
Par jp - Publié dans : La philosophie en vie - Communauté : Les philosophes épars
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Mardi 11 mars 2 11 /03 /Mars 23:48

Séminaire
 Des politiques qui ne servent à rien ?


  Emission diffusée le
> 18 Octobre 2007
  Ecouter le programme


S¿il y a une constante ambiguïté de la philosophie française d¿après-guerre, c¿est d¿avoir à la fois rendu tout politique et d¿avoir, apparemment, tout retiré à la politique au sens traditionnel (comme science du bon gouvernement). Rechercher les rapports de pouvoir et les possibilités de transformation de la vie collective au sein de ce qui est apparemment le moins politique ¿ en art, en littérature, en science, en philosophie, mais aussi bien dans la vie quotidienne : dans nos désirs, nos sexualités, nos rencontres, ou encore, au contraire, dans des expériences plus anonymes, aux confins : dans la folie, la maladie, le voyage, chez les peuples nomades ou chez ceux dits sous-développés. Mais simultanément se désintéresser des questions concrètes d¿organisation de l¿État ou de régulation de l¿économie, en refusant les pièges (mais peut-être aussi les nécessités) de toute politique partisane, idéologique, programmatique (révolutionnaire ou réformiste). De Sartre à Foucault, Deleuze ou Derrida, nous aimerions cette année essayer de mieux saisir ce rapport paradoxal à la politique, fait d¿engagement et de recul, de critique des grands systèmes abstraits mais aussi d¿indifférence pour les expériences privées, de multiplication des fronts et d¿apologie de certaines formes de désertion ou de traîtrise. Ne s¿agit-il là que d¿une énième mouture de politiques gesticulatoires ou romantiques « qui ne servent à rien » ? Ou au contraire de la prescience d¿une toute nouvelle manière d¿envisager la politique dont nous n¿aurions en vérité encore rien vu ? En d¿autres termes, nous aimerions essayer de concevoir une critique (au sens kantien) de la « critique radicale » (au sens marxiste ou nietzschéen) : que reste-t-il de la politique quand la critique se radicalise, rejetant d¿un même geste et l¿État et le marché, et le totalitarisme et le libéralisme, et la réforme et la révolution ?

Un séminaire donné par Pierre Zaoui.






Le libéralisme (avec P.Zaoui)
La démocratie selon R.Legros et M.Gauchet
La démocratie malade? Fleury, Badiou, Manent
P.Legendre: "la démocratie, cet ersatz de religion"
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